La santé est dans l’assiette

La santé est dans l’assiette

La santé est dans l’assiette

« Que ton aliment soit ta seule médecine. » Hippocrate

Hippocrate et les médecines ancestrales ont compris, il y a bien longtemps, combien ce que l’on met dans notre assiette est important. En d’autres termes, notre santé dépend de ce que l’on met dans notre assiette.

L’Ayurvéda considère les troubles de Agni (le feu digestif) comme l’une des principales causes de la maladie. Pour obtenir une bonne digestion et par conséquent maintenir une bonne santé, il est nécessaire de comprendre sa propre digestion et de manger en fonction de son Agni, c’est-à-dire sa propre capacité digestive. Le réglage de la nutrition est capital pour préserver une bonne santé. Chacun a une capacité digestive qui lui est propre. L’art de manger selon un équilibre des goûts (Rasa) suivant sa constitution ayurvédique permet de se maintenir dans une joie naturelle donc de rester en bonne santé.

Avant de comprendre pourquoi la santé est dans l’assiette, rappelons quelques notions d’anatomie de notre système digestif.

Le système digestif – Anatomie

Le système digestif est le système qui, à partir d’aliments bruts, fabrique les matières premières qui serviront de source d’énergie et de matériel de « construction » pour le corps entier. C’est donc grâce à lui que nous pouvons nourrir nos cellules et avoir l’énergie nécessaire pour vivre.

Le système digestif compte deux grands groupes d’organes :

1) Les organes propres au tube digestif ou canal alimentaire qui comprend :

  • la bouche (l’ouverture proximale)
  • le pharynx
  • l’œsophage
  • l’estomac
  • l’intestin grêle
  • le gros intestinal
  • l’anus (l’ouverture distale)

Ce tube dégrade la nourriture en petits fragments et absorbe ces fragments dans le sang ou la lymphe. La longueur réelle de ce canal est d’environ 9 m, mais en réalité, il mesure moins à cause du tonus musculaire.

2) Les organes digestifs annexes qui contribuent au processus digestif et qui sont :

  • les dents et la langue
  • plusieurs glandes digestives (les glandes salivaires, le foie et le pancréas et la vésicule biliaire)

Les processus digestifs

Le tube digestif est en quelque sorte une chaîne de démontage qui se déroule en six étapes principales :

  1. L’ingestion qui est l’action de mettre des aliments et boissons dans la bouche et de les avaler

  2. La propulsion : c’est le processus mécanique par lequel la nourriture se déplace dans le tube digestif. Cela commence par la déglutition (en partie volontaire) et cela continue par le péristaltisme qui est un mouvement involontaire. Le péristaltisme met en jeu des ondes de contraction et de relâchement des muscles de la paroi des organes creux du tube digestif. Ce mécanisme, d’une part pousse la nourriture et lui permet d’avancer, d’autre part la brasse pour la mélanger et la segmenter.

  3. La digestion mécanique : c’est le processus physique réalisé par la mastication dans la bouche (les dents et la langue y participent), le pétrissage dans l’estomac et la segmentation dans l’intestin.

  4. La digestion chimique : c’est un processus catabolique qui est en fait une chaîne de démontage continue. Au niveau moléculaire, cela s’effectue par les enzymes digestives sécrétées par les diverses glandes et déversées dans le tube intestinal.

  5. L’absorption : c’est le passage des molécules chimiques simples des aliments à travers la paroi de l’intestin grêle vers les voies sanguines et lymphatiques.

  6. La défécation, qui est l’évacuation des substances non digestibles.

A noter que selon l’Ayurvéda, les 3 dernières étapes ne seraient pas possible sans l’aide de Agni, le feu digestif.

Innervation du système digestif

Comme chaque organe, le tube digestif est bien entendu innervé par le système nerveux. Cette innervation se fait essentiellement par le biais du système nerveux autonome (ou neuro-végétatif) géré par le système limbique lui-même très lié à l’odorat (les huiles essentielles jouent un rôle majeur dans les processus de régulation de ce système limbique) :

  • le parasympathique : accroît la sécrétion et la motilité et favorise les processus digestifs. Son rôle est de veiller aux tâches ménagères dans un climat serein. J’aime bien le surnommer la « Putz Frau ».

  • le sympathique : inhibe l’activité digestive dans son ensemble pour accomplir d’autres tâches comme celles de nous mettre en sécurité face à un danger, stress. Celui-ci, je l’appelle le « guerrier ».

Source image : http://www.museum-marseille.org/marseille_cerveau_systeme_nerveux.htm

Le tube digestif possède son propre réseau nerveux interne inclus dans sa paroi sous forme de plexus nerveux intrinsèques. Ce réseau assure une grande part de l’activité digestive en contrôlant la sécrétion des glandes et l’activité des muscles lisses. Ce système intrinsèque au tube digestif a des connections étroites avec le Système Nerveux Central et avec le Système Nerveux Autonome : certains parlent de 2ème cerveau. On sait aujourd’hui que ce système peut sécréter les mêmes hormones que le cerveau et qu’il communique avec lui très facilement.

Digestion et aromathérapie

En cas de nausées par exemple, respirer des huiles essentielles peut très rapidement influencer notre digestion. Les femmes enceintes qui ont des nausées sont soulagées en humant des huiles essentielles comme le basilic ou le citron ou la coriandre ou encore le gingembre. Le nerf olfactif s’abouche dans le système limbique qui règle le système nerveux autonome, donc influence la digestion.

Histologie du tube digestif

Tous les organes du tube digestif sont formés des quatre mêmes couches principales appelées tuniques. Elles varient tout de même un peu en forme et épaisseur selon l’organe concerné. Chaque tunique comprend un type de tissu prépondérant qui joue un rôle précis dans la digestion. Elles sont décrites de la lumière (c’est-à-dire de l’intérieur) vers l’extérieur.

Source de l’image : https://www.cloudschool.org/activities/ahFzfmNsb3Vkc2Nob29sLWFwcHI5CxIEVXNlchiAgICAoP2JCQwLEgZDb3Vyc2UYgICAgIDyiAoMCxIIQWN0aXZpdHkYgICAgIC5hAoMogEQNTcyODg4NTg4Mjc0ODkyOA

1) La muqueuse : elle tapisse la lumière, c’est un épithélium humide. Son rôle est :

  • de digérer & protéger : la sécrétion d’enzymes digestives, d’hormones et de mucus, ce dernier étant une couche protectrice pour que le tube digestif ne se digère pas lui-même !

  • l’absorption des molécules dans le sang et la lymphe. C’est là que les nutriments passent dans la circulation sanguine

  • immunitaire : la protection contre les maladies infectieuses. Étant donné l’immense surface que constitue l’intestin avec ses villosités, environ 200m2, la présence du système immunitaire est obligatoire pour éviter les infections. Cette présence représente 80% du système immunitaire. C’est énorme !!!

2) La sous-muqueuse : elle contient les vaisseaux lymphatiques et sanguins ainsi que les fibres nerveuses

3) La musculeuse : elle produit la segmentation et le péristaltisme. Elle est composée de 2 couches :

  • 1 couche interne circulaire. A plusieurs endroits la couche circulaire s’épaissit pour former un sphincter

  • 1 couche externe longitudinale

4) La séreuse : c’est la couche la plus externe et elle a un rôle de protection. C’est à ce niveau que se situe le péritoine viscéral.

Nous pouvons constater que le système digestif est relativement complexe, impliquant le système nerveux ainsi que le système immunitaire. Ces deux grands systèmes sont hyper importants, car ils règlent notre homéostasie, c’est-à-dire notre santé.

Si nous mangeons des aliments délétères à notre homéostasie, nous compromettons notre santé et la maladie apparaît. L’excès de sucre engendre le diabète, l’excès de mauvaises graisses amène les maladies cardio-vasculaires, l’excès de produits laitiers augmente le mucus, etc.

Manger « sainement » n’est pas chose aisée, c’est tout un apprentissage. L’Ayurvéda considère que chacun a sa propre capacité digestive correspondant à sa Prakriti (Nature profonde). Chacun doit mettre dans son assiette des aliments frais, cuisinés avec Amour, composés des 6 Rasas (goûts) qui doivent être représentés dans l’assiette selon les proportions adéquates à sa capacité digestive. Ces aliments doivent nourrir le corps et l’âme, ainsi qu’aider le corps à se purifier au quotidien, afin que les toxines puissent être éliminées. Si les toxines s’accumulent, cela conduit à la maladie.

Si vous souhaitez apprendre à manger correctement pour rester en bonne santé ou retrouver une bonne santé, je vous invite à vous inscrire à : cliquez ci-dessous

La suite au prochain épisode 😉

One Reply to “La santé est dans l’assiette”

Abonnez-vous à la Newsletter ;-)

Une fois par mois, recevez des conseils, astuces et les dates des prochains événements

You have successfully subscribed to the newsletter

Oups ! Il y a eu une erreur :-( Veuillez ressayez.

École Prema Veda utilise vos données uniquement dans le cadre de sa Newsletter mensuelle. Vous recevrez des conseils et astuces de santé, ainsi que les dates des prochains cours.