La Carotte sauvage

La Carotte sauvage – Daucus carota

 

Une plante hyper intéressante et fascinante !

La carotte sauvage fait partie de la famille les Apiacées. Les sommités fleuries forment comme une ombelle. D’ailleurs l’ancien nom des apiacées est ombellifères 😉 Elle fait plusieurs ramifications avec à chaque fois des ombelles, lesquelles se déclinent encore en ombellules – une grande fleur constituée de plein de petites fleurs. Cette plante est reconnaissable grâce à sa fleur centrale de couleur pourpre. Ses feuilles sont très découpées en fines lamelles. Sa racine se gonfle et prend une teinte jaunâtre. Sa particularité, c’est qu’elle est bisannuelle, c’est-à-dire qu’elle se développe lentement surtout au niveau de sa racine la première année et la suivante sortent les tiges et les fleurs. Une autre particularité, c’est qu’une fois la fleur fécondée, elle se replie sur elle-même formant ainsi comme un nid d’oiseau.

Et cette année, j’en ai vu une belle quantité 😉

Vous trouverez facilement cette plante au bord des chemins, comme celui de la vidéo (patience, elle se trouve tout en bas de l’article), sur des terrains en friche où le sol est peu humide et plutôt sablonneux.

La carotte est cultivée depuis 2’000 ans, mais elle était en compétition avec le panais qui lui a volé la vedette durant longtemps. Elle était seulement consommée dans les périodes de misère. On le comprend aujourd’hui avec sa richesse de nutriments !

Traditionnellement, on a utilisé la carotte en tant que légume pour ses bienfaits nutritifs. Au Moyen Âge, on utilisait les fleurs et les feuilles comme remède chauffant. Les Grecs anciens faisaient des décoctions avec la carotte pour les pathologies liées au froid (rhume, toux froide et humide), de même que pour les maladies liées au foie, pancréas, rate. En effet, en grec daio signifie « j’échauffe ». En revanche, selon Hildegarde de Bingen, la carotte est froide et remplit seulement le ventre de l’homme !

Ses principes actifs

La racine est riche en carotène, en vitamines (B1, B2, C, D, F, PP), en minéraux (Calcium, phosphore, fer, sodium, potassium, magnésium), en mucilages, pectines et substances hypoglycémiantes et hypo-cholestérolémiantes.
Astuce nutrition : mangez les carottes cuites toujours avec une matière grasse, c’est pour mieux assimiler les vitamines liposolubles 😉

Les graines sont riches en huiles essentielles dont les principes actifs sont : (35-80%) sesquiterpénols, (15-45) sesquiterpènes, (10-22%) monoterpènes, et aussi des esters, oxydes et aldéhydes

Les bienfaits de l’huile essentielle

Puissant régénérant cutané : l’huile essentielle est très active sur la couche basale pour stimuler la production de cellule. Là réside une contre-indication importante pour les personnes qui ont eu ou qui ont un cancer ! Ne l’utilisez pas !

Drainant : la carotte agit sur le foie, le pancréas, la rate et les reins. Comme le foie est un organe qui gère le métabolisme des graisses, la carotte le stimule positivement en le régénérant et fait en même temps baisser le taux de cholestérol.
Pour bien faire, mieux vaut utiliser l’hydrolat qui a les mêmes propriétés, faites 40 jours de cure à raison d’1 cuillère à soupe dans 1 litre d’eau à boire la journée.

Une plante pour grandir

Les séparations ont tendance à nous ébranler à l’intérieur de nous, nous faisant perdre le sentiment de sécurité. La carotte est alors la plante idéale, sous forme d’huile essentielle ou hydrolat, pour se sentir à nouveau protégé.

Comme la plante a une base, mais plusieurs tiges, c’est une plante qui est faite pour les gens dispersés, elle les aide à se re-concentrer sur leur racine.

mon expérience avec la carotte

Ma chienne, Puja, est née dans la rue et a connu plusieurs propriétaires et refuges avant d’atterrir chez moi. C’est une chienne qui ne supporte pas de rester seule sans chercher soit à fuguer par tous les moyens (elle sait ouvrir les fenêtres !!!) soit à massacrer la porte d’entrée ou encore farfouiller à la cuisine. Bref, j’ai mis 1 cuillère à soupe d’hydrolat de carotte dans sa gamelle d’eau, sur une période d’un mois. Les progrès sont considérables. Elle n’a plus ouvert une seule fenêtre, ni volé la nourriture à la cuisine et j’ai remarqué que la porte n’est plus son bouc-émissaire. Elle tient maintenant facilement une heure à la maison.

Cet article vous a plu ?

Merci de le partager à votre réseau !

Par amour de la connaissance,

Alexandra

Source : De la Lumière à la guérison  (Depoërs, Ledoux, Meurin)

 

 

La cuisine ayurvédique

« La cuisine ayurvédique est source de bien-être, de santé et de joie »

Selon l’Ayurvéda, le système digestif est le plus important des systèmes. Il permet de nourrir correctement l’organisme et aussi d’éliminer ce qui n’est pas utilisé par l’organisme. Tout comme notre voiture pour qu’elle puisse fonctionner normalement, notre corps a besoin aussi du bon carburant pour rester en bonne santé. On ne met pas dans son réservoir à essence du Diesel alors que la voiture marche à l’essence ! La base de la nutrition ayurvédique tient sur 2 piliers :

  • maintenir son Feu Digestif Agni au TOP, cela veut dire qu’il ne soit ni trop faible ni excessif.
  • manger selon sa constitution en équilibrant dans son assiette les 6 goûts/saveurs ou Rasas.

Ballonnements, gaz, constipation, diarrhées, sensations de brûlures, de lourdeur ou de pesanteur voire parfois somnolence après les repas, sont les petits tracas du quotidien.

Selon l’Ayurvéda, cela indique que le Feu Digestif Agni ne fonctionne pas correctement et que les aliments consommés en terme de goût déséquilibrent les Doshas. Pour toutes ces raisons, il est indispensable d’avoir une alimentation équilibrée et adaptée à sa constitution et à son feu digestif qui varie d’un individu à l’autre. Encore une fois, l’Ayurvéda traite au cas par cas, il n’y a pas de standard, chacun est unique. Quand on vit seul c’est ultra facile, et quand on vit en communauté, la solution c’est de s’adapter.

La manière de cuisiner et la façon dont on mange et ce que l’on mange influencent notre bien-être et notre santé. « Que ton aliment soit ton médicament » disait Hippocrate. L’alimentation est la base de la santé. L’Ayurvéda l’a compris il y a bien longtemps et recommande une alimentation de saison BIO de préférence végétarienne et adaptée à sa constitution Vata, Pitta ou Kapha et à son Feu digestif Agni. Certains aliments ont d’une part une qualité froide ou chauffante, ce qui influence Agni et d’autre part, un certain goût (Rasa) ce qui influence les Doshas : Vata, Pitta et Kapha. Il faut aussi savoir que l’Ayurvéda n’interdit rien et prône une alimentation plaisir.

Source de l’image : https://mythologica.fr/hindou/agni.htm

« Agni est le dieu du feu dans l’hindouisme, et sa flamme symbolique séjourne en toute chose : notre corps est animé de son feu sacré, source de vie (la digestion des aliments est une combustion), comme les pierres (deux pierres frottées donnent du feu). Portant la lumière dans le monde, Agni est le dieu de la purification. A chaque rituel accompli dans les temples, c’est lui qui s’offre en personne et porte les prières des hommes jusqu’aux dieux. Sa fumée s’élève lentement vers le ciel et véhicule les rêves des hommes. (…) Il délivre les hommes des souffrances du froid, le lave des souillures (l’eau bouillante purifie les aliments, l’eau chaude nettoie les intestins). Tel le premier alchimiste, il transforme la matière en pur esprit. (…) Agni est aussi prodigue en abondance matérielle et est associé aux mouvements d’argent, donc aux revenus. »
Vastu Shastra, Feng Shui Sacré de l’Inde par Alexandra Virag ; Édition Trajectoire

Agni tient un rôle clé dans notre homéostasie. Il est en charge d’une part de la transformation des aliments afin qu’ils puissent être absorbés correctement par notre muqueuse intestinale et d’autre part il est responsable de l’élimination des déchets dans tout l’organisme. Au niveau psychique, un Agni en excès peut donner des colères ou quand il est faible, le manque d’énergie se fait sentir. Les crudités, les plats et boissons froides le fragilisent à terme. En revanche, manger chaud des plats cuisinés et les boissons chaudes auront une influence bénéfique sur Agni.

D’une manière générale, Agni est :

  • calmé quand il est en excès (diarrhées, brûlures) par la qualité « fraîcheur » avec des épices ou hydrolats comme la coriandre, la menthe, la rose

  • tonifié quand il est faible (constipation, gaz) par la qualité « chaude » avec des épices ou des hydrolats comme le gingembre, le thym, la sarriette

Rappel : La tasse d’eau chaude du matin à jeun aide aussi à stimuler Agni. Ce petit geste quotidien représente la douche de l’intestin et aide à éliminer les déchets. C’est la mesure numéro 1 à mettre en place en cas de constipation.

En Ayurvéda tout est question de goût/saveurs ou Rasa en Sanskrit qui signifie « goût et nourrir ». Tout le monde connaît les 4 goûts primaires : sucré, salé, acide et amer. L’Ayurvéda distingue en fait 6 goûts : doux, salé, acide, amer, astringent et piquant.

1. Doux dont la fonction est d’accroître les tissus corporels se retrouve dans les céréales, laitages, viande, fruits, les graisses, certains légumes…
2. Acide a pour fonction d’aider à la digestion; il est dans les agrumes, le seigle, tamarin, les aliments fermentés, les fromages…
3. Salé purifie les tissus corporels et active la digestion et se retrouve dans le sel, les algues, les olives noires…
4. Amer nettoie le foie, ôte les toxines du corps; il se trouve dans les laitues, curcuma, livèche, céleri branche, aloé vera, le café, les alcaloïdes…
5. Piquant équilibre les sécrétions corporelles: il y en a dans le gingembre, les raves, radis, ail, oignon, les tanins…
6. Astringent ressert les tissus et réduit les sécrétions : il est présent dans les tisanes, épinards, pomme, miel, …

 Goût  Éléments  Propriétés  Doshas +/-  Équilibré  Sentiment  En excès
 Doux  Terre, Eau  Blocage  V- P- K+  Amour,  satisfaction  Avarice  Possessivité
 Acide  Terre, Feu  Blocage  V- P+ K+  Pertinence  mentale  Jalousie  Envie, regret,  rancune
 Salé  Eau, Feu  Purification  V- P+ K+  Légèreté  spirituelle  Envie  Dépendance,  rigidité
 Amer  Air, Éther  Purification  V+ P- K-  Clarté mentale,  capacité  à prendre du  recul  Soucis,  inquiétude  Déception,  grande angoisse
 Piquant  Feu, Air  Purification  V+ P+ K-  Ambition,  motivation  Colère  Haine,  ressentiment
 Astringent  Terre, Air  Blocage  V+ P- K-  Optimisme,  bien-être général  Peur  Paranoïa

Les 6 goûts affectent donc considérablement les Doshas : Vata, Pitta et Kapha, ainsi que l’esprit et les émotions. Il est important que les 6 goûts soient représentés dans l’assiette, afin d’éviter les frustrations, en privilégiant évidemment les 3 goûts favorables à sa constitution. Selon l’Ayurvéda la plupart des pathologies digestives et métaboliques sont déclenchées par des problèmes de goût. Si quelqu’un favorise surtout le goût sucré, il crée à terme des blocages à différents endroits de la physiologie, ce qui entraîne des maladies. De plus, en privilégiant 1 ou 2 goûts dans son alimentation, la satisfaction et la satiété ne sont pas atteintes, ce qui entraîne une perturbation au niveau du comportement alimentaire. Plus on augmente un goût, plus on finit par en ressentir le «besoin». Résultat, c’est un besoin illusoire et on finit par perdre l’instinct de ce qui est sain pour sa santé.

« Air, Feu et Eau sont les 3 bases de la vie. » Sushruta

  • Vata est constitué essentiellement d’AIR et aussi de l’élément ÉTHER. Les goûts composés d’AIR augmentent naturellement Vata et ce sont : amer, astringent et piquant. Au final Vata ballonne !

  • Pitta est composé surtout de FEU avec un peu d’EAU. Les goûts où l’on retrouve l’élément FEU augmentent naturellement Pitta et ce sont : acide, salé et piquant. Pitta finit par s’enflamme !

  • Kapha est composé principalement d’EAU avec un peu de TERRE. Les goûts surtout doux et salé contiennent de l’élément EAU et augmentent naturellement Kapha. Résultat Kapha s’engorge et fait de la rétention d’eau !

Pour maintenir les Doshas en équilibre, il faut éviter de les pousser à l’excès. En clair, cela veut dire que chaque Dosha est nourri par les 3 goûts qui sont opposés à sa nature propre. Voici à quoi ressemble l’assiette idéale pour chaque constitution :

  • Vata privilégie en bonne quantité les goûts : doux, salé et acide. Les autres goûts (amer, astringent et piquant) seront représentés en petites quantités, symboliquement.

  • Pitta privilégie en bonne quantité les goûts : amer, doux et astringent. Les autres goûts (salé, piquant et acide) seront représentés symboliquement.

  • Kapha privilégie en bonne quantité les goûts : astringent, amer et piquant. Les autres goûts (doux, acide et salé) seront représentés en petites quantités.

La cuisine ayurvédique est très savoureuse, puisqu’elle utilise beaucoup les épices et elle procure au final bien-être, santé et joie !

Si vous vous reconnaissez là-dedans, il est toujours temps de changer quelque chose. Un changement dans les habitudes alimentaires prend nécessairement du temps, il faut y aller par étapes pour arriver au but final. La révolution est aussi délétère pour l’organisme que les mauvaises habitudes elles-mêmes. Le corps ne comprendrait pas un changement brutal, il risquerait d’avoir de la difficulté à éliminer les toxines et surtout de réagir proportionnellement (boutons, inconfort, diarrhées…). Il vaut mieux être accompagné dans ce changement et y aller par étape.

Si vous mettez en application les conseils ci-dessus, vous vous rendrez compte par vous-même que la santé et le bonheur passe par l’assiette ! Pour en savoir plus, rejoignez les cours :

Ayurvéda au quotidien pour connaître votre constitution ayurvédique et plein d’astuces pour rester en bonne santé toute l’année

Ateliers de cuisine ayurvédiques pour apprendre des recettes faciles à réaliser et un vrai régal pour vos papilles

Les 6 saveurs de l’Ayurvéda

Les 6 saveurs (Rasa) de l’Ayurvéda

Avant de vous dévoiler les 6 saveurs de l’Ayurvéda, j’aimerai bien rappeler quelques notions anatomiques.

Source de l’image : http://tpe-perception-du-gout.weebly.com/ia-la-langue–organe-du-goucirct.html

Les récepteurs sensoriels du goût s’appellent les calicules gustatifs ou bourgeons du goût. Il y en a ~10’000 répartis sur la langue, quelques un sur le palais mou, sur la face interne des joues, sur le pharynx et sur l’épiglotte. La paroi d’une papille renferme les bourgeons gustatifs qui est connectée avec le nerf du goût. Un bourgeon gustatif est formé de cellules de soutien qui forment une sorte de calice permettant d’isoler les cellules réceptrices gustatives proprement dites du reste de la langue. Les bourgeons gustatifs sont sensibles à certaines substances liquides ou solides solubles dans la salive.

Les cellules gustatives sont celles qui sont soumises aux frictions les plus intenses au niveau de l’organisme et elles se renouvellent tous les 10-15 jours.

La sensation gustative est en général faite par un mélange complexe de saveurs. Les saveurs principales correspondent à une zone sensible de la langue et, probablement, à un certain type de bourgeon du goût. Ces goûts vont être perçus de manière différente en fonction de l’endroit sur la langue où ils sont situés.

Source de l’image : http://www.docteurclic.com/encyclopedie/gout.aspx

  • Le goût dit élémentaire (sucrée, salée, acide et amère) dépend de l’intégrité des récepteurs gustatifs et des voies nerveuses afférentes.

  • Alors que le goût dit élaboré procède essentiellement des sensations olfactives et très peu des sensations gustatives élémentaires. C’est ce qui va nous permettre d’apprécier la saveur complexe d’un plat.

Beaucoup de calicules gustatifs réagissent à plusieurs saveurs et souvent les aliments qu’on ingère ont des saveurs mixtes. L’amer est plutôt une saveur de protection, car l’amer est généralement présent dans des plantes ayant une certaine toxicité.

Dans la bouche, il y a aussi des thermorécepteurs, des mécanorécepteurs qui permettent de sentir la dureté des aliments et des nocicepteurs (douleur) qui semblent être excités par les piments. Tous ces récepteurs-là relèveraient plutôt du sens du toucher, mais ils sont situés sur la langue à côté des récepteurs sensoriels gustatifs.

Les 6 saveurs selon l’Ayurvéda

L’Ayurvéda distingue 6 saveurs ou goûts que l’on appelle Rasa et qui sont associés aux cinq éléments :

Goût / RasaÉlémentsPropriétés
DouxTerre et eauBlocage
AcideTerre et feuBlocage
SaléEau et feuPurification
AmerAir et étherPurification
PiquantFeu et airPurification
AstringentTerre et airBlocage

Il est important de se nourrir quotidiennement et selon sa capacité digestive avec les six goûts, car certains peuvent créer des blocages dans la physiologie et d’autres permettent un processus de purification. Si quelqu’un favorise surtout le goût sucré, il crée à terme des blocages à différents endroits de la physiologie, ce qui entraîne des maladies. Nous savons tous que l’excès de sucre conduit au diabète par exemple.

Les papilles gustatives sont les récepteurs sensoriels du goût. Les conservateurs et les goûts de synthèse nuisent à ces récepteurs et changent la perception du goût. Ainsi, on perd l’instinct de consommer des aliments avec des saveurs saines pour notre corps. De plus, on perd également le véritable sentiment de satiété, car le goût reste « insatisfait », donc on mange trop.

Les goûts influencent également l’état émotionnel et affectent les bioénergies Vata, Pitta et Kapha. Ex. le goût amer augmente Vata et peut renforcer un sentiment d’inquiétude. Les six goûts affectent donc considérablement les Doshas, l’esprit et les émotions.

Rasa Sentiment renforcé Dosha +/- Équilibré En excès
Amer Souci/inquiétude V+ / P- / K- Clarté mentale, capacité à prendre du recul Déception, grande angoisse
AstringentPeurV+ / P- / K-Optimisme, bien-être général Peur
AcideJalousieV- / P+ / K+Pertinence mentaleEnvie, regret, rancune
PiquantColèreV+ / P+ / K-Ambition, motivationHaine, ressentiment
DouxAvariceV- / P- / K+Amour, satisfactionPossessivité
SaléEnvieV- / P+ / K+légèreté spirituelleDépendance, rigidité

Les troubles du goût affectent l’équilibre physique et émotionnel. Selon l’Ayurvéda la plupart des pathologies digestives et métaboliques sont déclenchées par des problèmes de goût !

Le Rasa Astringent est utile pour diminuer les engorgements car il ressert les tissus. Il diminue Pitta et Kapha, mais augmente Vata et provoque la constipation, la vasoconstriction et la coagulation, il augmente la sécheresse de la bouche et peut nuire au cœur. Sa fonction est de raffermir, sécher et vivifier, de réduire les mucosités. Sa source est dans les haricots, le thé, les pommes, le chou, les grenades, le chou-fleur, les légumes verts à feuilles foncées.

Le Rasa Amer : il diminue Pitta et Kapha et a tendance à augmenter Vata. Cependant il ne faut pas l’abolir complètement, car il favorise les autres saveurs. Il agit comme antitoxique et bactéricide. C’est un antidote contre l’évanouissement, les démangeaisons et les sensations de brûlures du corps. Il peut à terme et/ou en trop grande quantité réduire la moelle des os et la semence. Vata aura simplement la main légère avec cette saveur. Sa fonction est de purifier, clarifier et vivifier. Cette saveur stimule également le foie et la vésicule biliaire, elle a un effet détoxiquant et anti-inflammatoire. Sa source est dans les légumes verts à feuilles, le céleri, les choux de Bruxelles, les betteraves, le zeste de citron.

Le Rasa Salé diminue certes Vata, mais augmente Pitta et Kapha. Il annule les effets des autres saveurs. Il dérange le sang, augmente les maladies de la peau, les éruptions cutanées, donne des boutons et cause de l’hypertension. Sa fonction est de favoriser la digestion, stimuler l’appétit, stabiliser l’eau dans le corps, elle est légèrement laxative et sédative, c’est aussi un stabilisant au niveau mental. Sa source est dans le sel, les sauces, les viandes salées et les poissons de mer. Lorsque vous cuisinez, rajouter le sel en fin de cuisson. Vous verrez par vous-même que vous salerez moins vos plats 😉

Le Rasa Acide diminue que Vata, mais a un effet dramatique sur Pitta et Kapha. Même s’il rend la nourriture délicieuse, stimule l’appétit avec une augmentation de la salivation et aiguise l’esprit. La saveur Acide augmente la sensibilité des dents, est toxique pour le sang et provoque des ulcères d’estomac avec une augmentation de l’acidité. Sa fonction est de stimuler et renforcer les glandes de l’estomac et la sécrétion salivaire, de donner un sentiment de satisfaction, de favoriser l’appétit et la digestion. Sa source est dans les agrumes, le yaourt, les fromages, les tomates, le vinaigre.

Le Rasa Piquant dont la fonction est de stimuler la digestion et le métabolisme, décongestionner, chauffer et purifier. Sa source est dans les piments forts, les sauces aux oignons, gingembre, radis, moutarde, clous de girofle, raifort et huiles essentielles. Avec la chaleur de l’été, il n’est pas utile de rajouter de l’huile sur le feu, puisque le piquant est composé des éléments Feu et Air. Les constitutions Pitta et Vata devront avoir la main légère avec cette saveur, car il excite beaucoup (attention à ne pas agiter Vata) et augmente la chaleur (le feu de Pitta) donc la transpiration. Il donne des sensations de brûlures dans la gorge, l’estomac et le cœur. Il peut provoquer l’étourdissement ou la perte de connaissance à forte dose.

Le Rasa Doux. Malgré que le Doux soit tonifiant et fortifiant pour tous les Dhatus (tissus vitaux) et le système nerveux, on doit le restreindre au printemps, car il est composé, tout comme Kapha, des éléments Terre et Eau qui sont les deux éléments les plus lourds. Ainsi le Doux augmente dramatiquement Kapha (obésité, accroît le besoin de sommeil, provoque des lourdeurs et de la léthargie). Le Doux refroidit aussi et calme Pitta et alourdit un peu Vata. Il diminue Agni qui peut, suivant la saison, être déjà réduit. Les produits laitiers sont bien entendus à éviter pour les constitutions Kapha durant l’hiver et le printemps. Sa fonction est de stimuler le pancréas et de calmer. C’est la plus nutritive, elle reconstitue les tissus de l’organisme. Sa source est dans le sucre, le miel, le lait, le beurre, le riz, les pâtes, les matières grasses, les viandes et poissons, certains légumes comme les carottes, avocats.

Il est important de faire attention à ce que les six goûts soient représentés dans chaque assiette. Dans un pays comme la Suisse, les mets sont principalement doux, salés et acides. La plupart du temps les goûts amers, astringents et piquants font défaut, c’est-à-dire les substances qui soutiennent le foie et l’estomac dans leur activité. Avec les légumes verts, des fruits, des herbes et beaucoup d’épices comme le curcuma, le fenugrec, la cannelle, l’anis, le cumin, la coriandre, l’asa fœtida, la noix de muscade et le gingembre, on peut remédier à ce « manque » et apporter ainsi une qualité plus « digestive » à notre nourriture. Comme dit précédemment il est important d’avoir une alimentation variée en goûts pour éviter les frustrations.

En conclusion, je citerai le Dr. Deepak Chopra « l’homme creuse sa tombe avec son ventre ». La clé pour avoir une bonne santé se trouve dans notre assiette, en mangeant une nourriture adaptée à notre constitution et notre feu digestif Agni.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur l’Ayurvéda, découvrir votre capacité digestive selon votre constitution et comment rester en bonne santé tout au long de l’année, inscrivez-vous aux formations :

Ateliers cuisine ayurvédique

La digestion vue par l’Ayurvéda

La digestion vue par l’Ayurvéda et le rôle de Agni

La transcription littérale d’Agni est le feu ; celui qui transforme complètement ce qu’il consume. En Ayurvéda, Agni contrôle les résistances du corps, la digestion, l’absorption de la nourriture, les transformations cellulaires, ainsi que l’assimilation des perceptions sensorielles et mentales et des expériences émotionnelles.

Agni et Pitta sont étroitement associés et se ressemblent beaucoup. Tous deux sont composés de l’élément FEU et sont donc chauds et légers, mais les autres qualités d’Agni sont aussi la subtilité et la sécheresse.

Un Agni équilibré est vital pour une bonne santé. L’Ayurvéda considère les troubles de Agni comme une des principales causes de la maladie. Si Agni est faible, la capacité de digestion en sera diminuée. Les symptômes seront la dyspepsie, des douleurs, de la gêne, une sensation de lourdeur, des gaz, des ballonnements, de la constipation ou des selles molles. Au contraire, un Agni trop fort pourrait provoquer de la diarrhée, une transpiration excessive et de l’irritabilité.

Pour obtenir une bonne digestion et par conséquent maintenir la santé, il est nécessaire de comprendre sa propre digestion et de manger en fonction de son Agni, c’est-à-dire sa propre capacité de digestion. Le réglage de la nutrition est capital pour préserver une bonne santé.

« Que ton aliment soit ta seule médecine » Hippocrate

Tout commence par le feu digestif : AGNI

La santé passe par Agni, donc par l’alimentation !

Selon l’Ayurvéda, la digestion est la base de la bonne santé et quand celle-ci ne fonctionne pas bien, alors Agni (Jathara-Agni) ainsi que ses formes secondaires (Bhuta Agni et Dhatu Agni) se dérèglent et compromettent la santé. La capacité de savoir « digérer » et « métaboliser » les aliments, les expériences, les pensées, les émotions….dépendent de la santé de ce feu digestif.

Bhuta Agni est le feu digestif des corps subtils ; ce feu est responsable de notre évolution spirituel et de notre capacité mentale. Quant à Dhatu Agni il est le feu transformateur entre les différents tissus vitaux ; chaque Dhatu a son propre Dhatu Agni.

Jathara Agni est le feu digestif physique et quand il est surchargé, alors les deux autres ne peuvent plus fonctionner de manière adéquate.

L’Ayurvéda nous enseigne que gagner le contrôle sur Jathara Agni signifie pouvoir intégrer et métaboliser de manière idéale tout ce que nous apprenons mais aussi nos émotions et nos expériences de vie. Quand Jathara Agni est très élevé (car il est nourrit en permanence), alors Bhuta Agni s’affaiblit. Quand Bhuta Agni augmente, alors Jathara Agni baisse et vice versa. Le Dhatu Agni fonctionne de manière adéquate quand il y a un équilibre entre Jathara Agni et Bhuta Agni. Pas facile tout ça, cela demande une certaine rigueur au quotidien et surtout apprendre à s’écouter vraiment.

Quand Jathara Agni ne convertit pas correctement l’énergie intégrée et Bhuta Agni est faible, alors la majorité des expériences intégrées se transforme en colère. La colère est une émotion typique d’ un Agni qui fonctionne mal, car les énergies ont mal été digérées.

Le bon fonctionnement de Agni est compromis en cas de nourriture « trop lourde » :

  • On mange trop ou pas assez
  • Les aliments qui ne sont pas adaptés à la capacité digestive de Agni spécifique
  • On mange à des heures non adéquates
  • On mange en désaccord avec sa constitution personnelle

Quand Agni fonctionne mal, alors le corps n’arrive plus à s’auto-réguler et Ama (les toxines) envahissent et engorgent nos cellules. Le premier Dhatu, Rasa, est encombré, il se bloque et ne peut plus nourrir correctement les autres tissus vitaux.

Les pathologies de Agni :

  • Fatigue chronique, manque d’énergie à tous les niveaux
  • Lourdeur physique, mentale et psychique
  • Jambes lourdes, troubles circulatoires, œdèmes, cellulite
  • Embonpoint
  • Migraine
  • Allergies alimentaires, inflammations
  • Peau irritées, terne, acné, rougeurs diffuses
  • Stress
  • Troubles hormonaux
  • Douleurs abdominales
  • Douleurs articulaires et dorsales
  • Tantôt des selles abondantes, grasses et collantes, tantôt la constipation
  • Langue chargée, mauvaise haleine, mauvaise odeur, sueur, urines et selles malodorantes.

Une bonne digestion ne signifie pas uniquement produire des selles régulières, mais implique une élimination complète de toutes les toxines aussi bien par les selles, que par les urines et la sueur.

L’Ayurvéda dit que pour être en bonne santé, il convient d’obtenir l’harmonie entre les trois bioénergies Vata, Pitta et Kapha, un bon Agni, une bonne élimination et de maintenir l’état de joie, un état psycho-émotionnel équilibré et l’âme éveillée. La nourriture, la manière de cuisiner et la façon de la manger vont influencer Agni et donc la santé.

Les saveurs (Rasas) rentrent également en ligne de compte. La saveur douce est froide et a tendance à diminuer Agni, tandis que la saveur piquante est chaude et va augmenter Agni. Chaque aliment a le potentiel de diminuer ou d’augmenter Agni. Si on est de constitution (Prakriti) Vata qui est de nature plutôt froide, alors Agni aura déjà tendance à être faible. Et si l’on mange des aliments crus et froids comme les salades, Agni ne sera plus aussi efficace pour digérer —> résultat des ballonnements ! parce que Agni rame ! Si on est de constitution Pitta, le feu digestif est par nature déjà fort et si l’on mange des piments, Agni explose (inflammation, transpiration, palpitation…et colère, irritabilité)

Donc le premier médicament ou poison sera toujours l’aliment !

Quelques règles pour préserver Agni en bonne santé

  • Éliminer les aliments industriels, raffinés, acidifiants et fermentés : le sucre blanc, les farines blanches, les huiles qui ne sont pas pressées à froid, l’huile d’arachide, de palme, les biscuits industriels, les repas tout prêts, tous les aliments contenant des conservateurs, colorants, additifs
  • Favoriser les produits frais et biologiques
  • Réduisez les aliments carnés. Si vous mangez de la viande, privilégiez l’agneau, le lapin, la chèvre l’autruche ou la chasse qui sont plus bénéfiques pour Agni au lieu du bœuf, porc ou poulet. Mangez la viande plutôt à midi et éviter de la consommer le soir ou le matin. Finalement cuisinez-la avec du curcuma.
  • Mangez les fruits en dehors des repas, mais plutôt dans la matinée
  • Mangez des aliments sucrés en début de repas, ils sont mieux digérés
  • Favoriser les repas cuits, chauds. Mangez les crudités à midi
  • Terminer le repas en mâchant quelques graines de fenouil, cardamome ou cumin. La synergie Oshadhi Agni est un excellent substitut, 1 goutte sur la langue
  • Boire le matin une décoction de gingembre enrichi de 1 cc de miel et de jus de citron
  • Boire de l’eau chaude bouillie tout au long de la journée, surtout en hiver
  • Les aliments tels que : miel, gingembre, poivre, curcuma et les épices en générale, stimule le métabolisme et favorisent la détoxication.
  • Les aliments amers diminuent Kapha et Pitta et ainsi que les fringales
  • Soutenez Agni avec des plantes, des huiles essentielles et des hydrolats

 

Selon l’Ayurvéda, un « régime » n’est pas assez efficace pour retrouver la santé métabolique, il doit être accompagné d’exercices (yoga, sport, etc.), de traitements (massages ayurvédiques) et de routines ayurvédiques quotidiennes.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur l’Ayurvéda, découvrir non seulement votre capacité digestive mais également votre constitution, je vous invite à vous inscrire aux cours :

Ayurvéda au Quotidien 

Ateliers cuisine ayurvédique

La suite au prochain épisode ?

La santé est dans l’assiette

La santé est dans l’assiette

« Que ton aliment soit ta seule médecine. » Hippocrate

Hippocrate et les médecines ancestrales ont compris, il y a bien longtemps, combien ce que l’on met dans notre assiette est important. En d’autres termes, notre santé dépend de ce que l’on met dans notre assiette.

L’Ayurvéda considère les troubles de Agni (le feu digestif) comme l’une des principales causes de la maladie. Pour obtenir une bonne digestion et par conséquent maintenir une bonne santé, il est nécessaire de comprendre sa propre digestion et de manger en fonction de son Agni, c’est-à-dire sa propre capacité digestive. Le réglage de la nutrition est capital pour préserver une bonne santé. Chacun a une capacité digestive qui lui est propre. L’art de manger selon un équilibre des goûts (Rasa) suivant sa constitution ayurvédique permet de se maintenir dans une joie naturelle donc de rester en bonne santé.

Avant de comprendre pourquoi la santé est dans l’assiette, rappelons quelques notions d’anatomie de notre système digestif.

Le système digestif – Anatomie

Le système digestif est le système qui, à partir d’aliments bruts, fabrique les matières premières qui serviront de source d’énergie et de matériel de « construction » pour le corps entier. C’est donc grâce à lui que nous pouvons nourrir nos cellules et avoir l’énergie nécessaire pour vivre.

Le système digestif compte deux grands groupes d’organes :

1) Les organes propres au tube digestif ou canal alimentaire qui comprend :

  • la bouche (l’ouverture proximale)
  • le pharynx
  • l’œsophage
  • l’estomac
  • l’intestin grêle
  • le gros intestinal
  • l’anus (l’ouverture distale)

Ce tube dégrade la nourriture en petits fragments et absorbe ces fragments dans le sang ou la lymphe. La longueur réelle de ce canal est d’environ 9 m, mais en réalité, il mesure moins à cause du tonus musculaire.

2) Les organes digestifs annexes qui contribuent au processus digestif et qui sont :

  • les dents et la langue
  • plusieurs glandes digestives (les glandes salivaires, le foie et le pancréas et la vésicule biliaire)

Les processus digestifs

Le tube digestif est en quelque sorte une chaîne de démontage qui se déroule en six étapes principales :

  1. L’ingestion qui est l’action de mettre des aliments et boissons dans la bouche et de les avaler

  2. La propulsion : c’est le processus mécanique par lequel la nourriture se déplace dans le tube digestif. Cela commence par la déglutition (en partie volontaire) et cela continue par le péristaltisme qui est un mouvement involontaire. Le péristaltisme met en jeu des ondes de contraction et de relâchement des muscles de la paroi des organes creux du tube digestif. Ce mécanisme, d’une part pousse la nourriture et lui permet d’avancer, d’autre part la brasse pour la mélanger et la segmenter.

  3. La digestion mécanique : c’est le processus physique réalisé par la mastication dans la bouche (les dents et la langue y participent), le pétrissage dans l’estomac et la segmentation dans l’intestin.

  4. La digestion chimique : c’est un processus catabolique qui est en fait une chaîne de démontage continue. Au niveau moléculaire, cela s’effectue par les enzymes digestives sécrétées par les diverses glandes et déversées dans le tube intestinal.

  5. L’absorption : c’est le passage des molécules chimiques simples des aliments à travers la paroi de l’intestin grêle vers les voies sanguines et lymphatiques.

  6. La défécation, qui est l’évacuation des substances non digestibles.

A noter que selon l’Ayurvéda, les 3 dernières étapes ne seraient pas possible sans l’aide de Agni, le feu digestif.

Innervation du système digestif

Comme chaque organe, le tube digestif est bien entendu innervé par le système nerveux. Cette innervation se fait essentiellement par le biais du système nerveux autonome (ou neuro-végétatif) géré par le système limbique lui-même très lié à l’odorat (les huiles essentielles jouent un rôle majeur dans les processus de régulation de ce système limbique) :

  • le parasympathique : accroît la sécrétion et la motilité et favorise les processus digestifs. Son rôle est de veiller aux tâches ménagères dans un climat serein. J’aime bien le surnommer la « Putz Frau ».

  • le sympathique : inhibe l’activité digestive dans son ensemble pour accomplir d’autres tâches comme celles de nous mettre en sécurité face à un danger, stress. Celui-ci, je l’appelle le « guerrier ».

Source image : http://www.museum-marseille.org/marseille_cerveau_systeme_nerveux.htm

Le tube digestif possède son propre réseau nerveux interne inclus dans sa paroi sous forme de plexus nerveux intrinsèques. Ce réseau assure une grande part de l’activité digestive en contrôlant la sécrétion des glandes et l’activité des muscles lisses. Ce système intrinsèque au tube digestif a des connections étroites avec le Système Nerveux Central et avec le Système Nerveux Autonome : certains parlent de 2ème cerveau. On sait aujourd’hui que ce système peut sécréter les mêmes hormones que le cerveau et qu’il communique avec lui très facilement.

Digestion et aromathérapie

En cas de nausées par exemple, respirer des huiles essentielles peut très rapidement influencer notre digestion. Les femmes enceintes qui ont des nausées sont soulagées en humant des huiles essentielles comme le basilic ou le citron ou la coriandre ou encore le gingembre. Le nerf olfactif s’abouche dans le système limbique qui règle le système nerveux autonome, donc influence la digestion.

Histologie du tube digestif

Tous les organes du tube digestif sont formés des quatre mêmes couches principales appelées tuniques. Elles varient tout de même un peu en forme et épaisseur selon l’organe concerné. Chaque tunique comprend un type de tissu prépondérant qui joue un rôle précis dans la digestion. Elles sont décrites de la lumière (c’est-à-dire de l’intérieur) vers l’extérieur.

Source de l’image : https://www.cloudschool.org/activities/ahFzfmNsb3Vkc2Nob29sLWFwcHI5CxIEVXNlchiAgICAoP2JCQwLEgZDb3Vyc2UYgICAgIDyiAoMCxIIQWN0aXZpdHkYgICAgIC5hAoMogEQNTcyODg4NTg4Mjc0ODkyOA

1) La muqueuse : elle tapisse la lumière, c’est un épithélium humide. Son rôle est :

  • de digérer & protéger : la sécrétion d’enzymes digestives, d’hormones et de mucus, ce dernier étant une couche protectrice pour que le tube digestif ne se digère pas lui-même !

  • l’absorption des molécules dans le sang et la lymphe. C’est là que les nutriments passent dans la circulation sanguine

  • immunitaire : la protection contre les maladies infectieuses. Étant donné l’immense surface que constitue l’intestin avec ses villosités, environ 200m2, la présence du système immunitaire est obligatoire pour éviter les infections. Cette présence représente 80% du système immunitaire. C’est énorme !!!

2) La sous-muqueuse : elle contient les vaisseaux lymphatiques et sanguins ainsi que les fibres nerveuses

3) La musculeuse : elle produit la segmentation et le péristaltisme. Elle est composée de 2 couches :

  • 1 couche interne circulaire. A plusieurs endroits la couche circulaire s’épaissit pour former un sphincter

  • 1 couche externe longitudinale

4) La séreuse : c’est la couche la plus externe et elle a un rôle de protection. C’est à ce niveau que se situe le péritoine viscéral.

Nous pouvons constater que le système digestif est relativement complexe, impliquant le système nerveux ainsi que le système immunitaire. Ces deux grands systèmes sont hyper importants, car ils règlent notre homéostasie, c’est-à-dire notre santé.

Si nous mangeons des aliments délétères à notre homéostasie, nous compromettons notre santé et la maladie apparaît. L’excès de sucre engendre le diabète, l’excès de mauvaises graisses amène les maladies cardio-vasculaires, l’excès de produits laitiers augmente le mucus, etc.

Manger « sainement » n’est pas chose aisée, c’est tout un apprentissage. L’Ayurvéda considère que chacun a sa propre capacité digestive correspondant à sa Prakriti (Nature profonde). Chacun doit mettre dans son assiette des aliments frais, cuisinés avec Amour, composés des 6 Rasas (goûts) qui doivent être représentés dans l’assiette selon les proportions adéquates à sa capacité digestive. Ces aliments doivent nourrir le corps et l’âme, ainsi qu’aider le corps à se purifier au quotidien, afin que les toxines puissent être éliminées. Si les toxines s’accumulent, cela conduit à la maladie.

Si vous souhaitez apprendre à manger correctement pour rester en bonne santé ou retrouver une bonne santé, je vous invite à vous inscrire à : cliquez ci-dessous

La suite au prochain épisode 😉

Protection contre les tiques

Avec le changement climatique s’en suit une modification de la faune et de la flore. D’année en année, on observe de plus de plus de tiques dans la région et de plus en plus tôt dans l’année. Elles sont particulièrement actives du printemps à l’automne, en fait dès que la température atteint environ 10°C. Néanmoins, la sécheresse et les fortes chaleurs réduisent un peu leur activité. Ces acariens se nourrissent du sang de leur hôte en particulier les mammifères, mais également les oiseaux et les reptiles. Puis, s’il s’agit d’une femelle, elle pond ensuite ses oeufs au sol qui donneront des larves, puis des nymphes (attention elles attaquent aussi).

Les tiques vivent dans des zones modérément humides, comme les lisières de forêts et les sous-bois. On les trouve également dans les hautes herbes. Il est faut de croire que les tiques tombent des arbres ! En effet, comme elles n’ont pas d’aile, elles ne peuvent pas se retrouver à plus de 1 mètre du sol. Les tiques adultes mâles et femelles attendent leur hôte en embuscade plutôt en hauteur sur les herbes, tandis que les nymphes encore trop petites (pas plus grosses qu’une tête d’épingle) attendent à même le sol.
J’ai pu constater ce fait avec ma chienne, car les grosses tiques se baladaient sur son poil à hauteur de collier, tandis que les petites étaient au niveau de ses pattes. Les photos ci-après vous montrent les endroits où vous pouvez trouver des tiques.

Les sujets les plus vulnérables face aux tiques sont nos amis à 4  pattes, les chiens, les chats. Cela dit, nous autres bipèdes, pouvons aussi être des hôtes que les tiques affectionnent.

Quelques mesures de précaution sont donc à respecter lorsque vous vous baladez sur les chemins forestiers ou dans les champs (hautes herbes) :

  • portez des vêtements longs et des chaussettes, ainsi que des chaussures fermées
  • sprayez vos vêtements avec un répulsif à tiques. J’ai confectionné d’ailleurs un spray spécial anti-tique ainsi qu’une synergie pure huiles essentielles « Protection MAX »(sur commande et possible d’envoyer par poste + Frs. 10.- pour la Suisse)
  • sprayez également votre chien, surtout au niveau des pattes, de l’arrière train et la tête. Veillez à protéger les yeux de votre chien lorsque vous le sprayez. La synergie est plus indiquée si votre chien craint le spray.
  • une fois rentré chez vous, examinez toutes les parties de votre corps et vérifiez aussi vos vêtements.
  • Si vous avez été piqué, enlevez immédiatement la tique à l’aide d’une pince à épiler et désinfecter la plaie avec de l’alcool + huile essentielle de niaouli et/ou tea tree et/ou ravintsara qui sont toutes de puissants antiseptiques et virucides. Allez consulter immédiatement un médecin si vous avez une réaction cutanée style rougeur (=anneau typique autour de la morsure). Attention, la maladie de Lyme est parfois asymptomatique dans sa première phase (réaction cutanée). Je pense que le mieux est d’aller consulter le médecin quoi qu’il arrive si vous avez été piqué par une tique, parce que franchement c’est pas une maladie banale et elle peut occasionner des lésions au niveau du système nerveux comme des paralysies.

Voici une tique qui se baladait sur ma chienne et que j’ai pu enlever à temps. C’est une femelle, très reconnaissable à son corps bordé de rouge au niveau de l’abdomen.

Les tiques peuvent transmettre plusieurs sortes de maladies dont :

  • l’encéphalite à tique dont il existe un vaccin
  • la borréliose (ou maladie de Lyme) pas de vaccin pour cette dernière.
  • la piroplasmose, surtout les chiens, chevaux et bovins

La région nyonnaise n’est pas (encore) une zone à risque. Cependant, mieux vaut prévenir que guérir. Si vous aimez les balades dans la nature, vérifiez régulièrement les cartes qui décrivent les zones à risque et suivez les précautions d’usage.

Comment retirer une tique, regardez la vidéo 😉

J’ai confectionné un spray « anti-tique » (disponible à mon Institut Jyoti) qui comporte plusieurs huiles essentielles dont principalement :

  • la Citronnelle, Cymbopogon winterianus. Cette dernière est composée principalement d’un aldéhyde terpénique qui s’appelle le citronnellal. Ce principe actif est un répulsif à insectes naturel qui a aussi d’autres propriétés comme : anti-inflammatoire, antiviral et antalgique. Attention, il peut occasionner des réactions cutanées irritatives, s’il est appliqué pure sur la peau. Pas de souci avec le spray, cette huile essentielle est bien diluée 😉
  • le Géranium rosat, Pelargonium asperum qui contient aussi du citronnellol et est réputé comme répulsif à insectes et parasites.

D’autres huiles essentielles viennent compléter ce mélange, comme :

  • le Kunzea, Kunzea ambigua. Originaire de Tasmanie où il est appelé « tick-bush » (arbre à tiques), car les animaux sauvages aiment s’y poser à proximité afin d’être débarrassés des parasites comme les tiques. C’est une huile essentielle redoutable contre les virus.

N’hésitez pas à partager cet article à votre entourage 😉

Par amour de la connaissance

Alexandra Missirlian

Sources et informations complémentaires
https://www.ch.ch/fr/protection-contre-les-tiques/
http://www.vaudfamille.ch/N120728/ou-trouve-t-on-les-tiques-carte-des-zones-a-risques.html
http://www.vd.ch/themes/sante/lutte-contre-les-maladies/tiques/
https://zecke-tique-tick.ch/fr/piqures-des-tiques-carte-suisse/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tique

soigner son animal au naturel

Avez-vous un animal domestique ? un chien ? un chat ?

Voici un article qui pourra vous intéresser 😉

Nous, les humains ou comme j’aime bien aussi nous nommer les bipèdes, avons le choix dans les diverses médecines naturelles, douces, alternatives. Entre autres l’homéopathie, la phytothérapie, l’aromathérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie, etc…

Cet article traite de toutes les possibilités de soigner son animal au naturel. Il va sans dire que votre vétérinaire restera au centre de tout action thérapeutique et que son avis – diagnostic – est très important, avant de poursuivre dans une voie de médecine alternative ou simplement compléter avec son traitement allopathique.

Cliquez sur ce lien pour découvrir cet article.

Cela dit, j’ai grandi avec des chiens qui ont été soignés avec l’allopathie et les médecines naturelles. Puja ma petite dernière adore les huiles essentielles et surtout les hydrolats. Je rajoute toujours 1 cuillère à soupe d’hydrolat de rose dans l’eau de sa gamelle, elle en raffole. Son poil s’est adouci, ainsi que son caractère. Lorsqu’elle a mal au ventre ou a la diarrhée, je lui masse le ventre avec des huiles végétales auxquelles je rajoute quelques gouttes d’huile essentielle, elle adore ce moment de douceur.

Découvrez l’article en cliquant sur ce lien

Je peux vous conseiller sur des traitements d’aromathérapie si vous avez des questions, mais ma spécialité reste l’humain et non l’animal. En revanche, je ne peux que vous recommander les adresses ci-après qui sont des expertes dans leurs spécialités de soins pour animaux :

Anne Francfort – homéopathie et comportementaliste
Rte de Promasens 10
1673 Promasens

*021 907 71 54

Odile Marmier – vétérinaire et acupunctrice
Av. de Taillecou 1
1162 St-Prex
Mobile * 079 643 41 36

Noémie Steiger Chappex – communicatrice pour animaux
http://communicationaveclesanimaux.ch/
Mobile * 078 632 26 38

Katia Roux – ostéopathie animale et bio-résonance
Av. Général-Guisan 52
1180 Rolle
Téléphone * 022 364 81 82

Par amour de la connaissance

Alexandra Missirlian

Huile essentielle de gingembre

Le gingembre – Zingiber officinalis – est une plante de la famille des Zingibéracées provenant d’Asie. Les asiatiques utilisent le rhizome, qui est très épicé et parfumé, dans leur cuisine, ainsi que leur médecine (Médecine Traditionnelle Chinoise et Médecine Ayurvédique).

Source Wikipedia

Comme je connais mieux la médecine ayurvédique et l’aromathérapie, je vais vous expliquer pourquoi vous devez toujours en avoir chez vous, sous forme de rhizome et sous forme d’huile essentielle.

En Ayurvéda, on distingue 6 saveurs (Rasa en sanskrit) : acide, amer, astringent, doux, salé et piquant. Chacune de ces saveurs est une combinaison des 5 éléments : terre, eau, feu, air et éther. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire l’article les 6 saveurs selon l’Ayurvéda.

Le gingembre s’inscrit dans la catégorie des aliments dits « piquants ». Cette saveur est composée des éléments Feu et Air. Le rôle de la saveur piquante est de stimuler le métabolisme et la digestion, réchauffer et purifier le corps. La saveur piquante a également une action décongestionnante. Cette saveur est vraiment très utile sur des pathologies liées à l’élément « Eau » et aussi adéquate pour équilibrer la bioénergie Kapha. Ce dernier est constitué des éléments Eau et Terre. Une constitution particulière doit faire attention avec cette saveur, c’est la constitution Pitta qui est composée des éléments Feu et Eau. Un peu de piquant, ça va, mais trop bonjour les dégâts ! La racine de gingembre peut à un fort dosage augmenter Pitta et quand Pitta est trop chaud, c’est comme un volcan : il explose !

 

L’exemple typique de pathologie liée à l’eau c’est le rhume où le mucus s’accroît pour éliminer les germes pathogènes. Le mucus n’est rien d’autre qu’une manifestation de l’élément Eau. On parle alors d’écoulement nasal. Un refroidissement est souvent la cause d’un rhume. Logiquement, la saveur piquante sera adéquate pour soigner le rhume, car les deux éléments qui la constituent (Feu et Air) viendront d’une part réchauffer le terrain qui s’est refroidi et d’autre part assécher le terrain qui s’est humidifié.

La prochaine fois que vous avez un rhume, vous pouvez le soigner avec des plantes dont les qualités sont piquantes : gingembre, piment, paprika,  poivre noir, thym, sarriette, origan.

Recette simple en cas de refroidissement – Infusion

Faire bouillir 30 cl d’eau
Ajouter un morceau de gingembre frais, pelé et légèrement écrasé au couteau (la taille du gingembre est variable selon vos goûts et tolérance au piquant soit de environ 1-2 cm)
Retirer du feu et laisser infuser 5 minutes
Ajouter le jus d’un demi citron
Ajouter 1 cuillère à café de miel
Boire chaud 3-4 tasses par jour

Comme le gingembre est une épice qui chauffe, par définition, c’est aussi une épice dont les vertus sont aphrodisiaques….Avis aux amateurs !

Concernant l’huile essentielle de gingembre, elle est vraiment très intéressante et malheureusement assez mal connue du grand public. Pourtant, des études ont démontré qu’elle possède des qualités fongicides hors pair. NB: les mycoses sont considérées comme des pathologies Kapha. L’huile essentielle de gingembre n’a pas de fâcheuse conséquence sur la Bioénergie Pitta, car elle est équilibrante.

On retrouve des principes actifs forts intéressants dans l’huile essentielle de gingembre comme :

  • des sesquiterpènes qui sont des anti-inflammatoires et antalgiques à effet retard, ils apaisent la peau et équilibrent le système nerveux. Pour cette raison, on peut ajouter l’huile essentielle de gingembre dans un mélange pour soulager les douleurs rhumatismales par exemple.
  • des monoterpènes qui sont des décongestionnants circulatoires (veineux et lymphatique). Combinés avec des sesquiterpènes qui activent la circulation, l’huile essentielle de gingembre peut aussi se rajouter dans un mélange pour la mauvaise circulation dans les jambes. De plus, parmi ces monoterpènes, le gingembre contient du camphène qui stimule les bronches avec une action antibactérienne, donc à rajouter dans un mélange pour soigner une infection des voies respiratoires (bronchite)
  • du linalol qui est un monoterpénol et qui a une action fongicide et antibactérienne, il calme, adoucit et soulage les muqueuses irritées.
  • des sesquiterpénols qui ont comme propriétés de régénérer les épithéliums, décongestionner la circulation veineuse et lymphatique et stimuler le système immunitaire. Quand les sesquiterpénols sont combinés avec les sesquiterpènes, ils deviennent redoutablement efficace dans les maladies chroniques à caractère inflammatoire, comme les allergies.

On peut constater aux vues de sa composition biochimique que l’huile essentielle de gingembre promet un large spectre d’application :

  • Troubles digestifs : manque d’appétit, ballonnements, constipation, maux de voyage, nausées, vomissements, grippes intestinales
  • Infections des voies respiratoires, surtout d’ordre chronique, rhume des foins
  • Rhumatisme, douleurs articulaires
  • Mauvaise circulation sanguine et/ou lymphatique
  • Mycoses en général
  • États apathiques, manque de capacité de mémorisation et de concentration
  • Toutes les pathologies liées à l’eau

J’utilise aussi l’huile essentielle de gingembre quand ma chienne a une diarrhée suite à un refroidissement. Je mélange 3-4 gouttes dans 1 cuillère à café d’huile végétale de bonne qualité et je luis masse le ventre. Elle adore ce petit moment de douceur et le lendemain, la diarrhée n’est plus qu’un lointain souvenir.

En conclusion, voilà bien une épice intéressante à rajouter dans son assiette ou sa tasse d’eau chaude en cas de rhume ou refroidissement. La recette de l’infusion gingembre-citron-miel aide aussi dans un contexte de régime amincissant à perdre du poids !

L’huile essentielle mérite aussi bien notre attention et devrait être plus souvent utilisée. Grâce à sa complexité biochimique, on se rend compte qu’elle a de multiples utilités.

A vous d’essayer 😉

Par amour de la connaissance

Alexandra Missirlian