Huile de millepertuis

Huile de millepertuis

Avant de vous parler des vertus de l’huile de millepertuis, j’aimerai démarrer par une anecdote.

Quand j’ai emménagé dans mon appartement avec jardin, je me suis dit que c’était l’occasion de faire un potager Bio. J’y ai planté le long de la façade immeuble, au milieu des plantes aromatiques, du millepertuis sauvage, afin de confectionner moi-même de l’huile de millepertuis.

La première récolte n’a donné qu’une centaine de millilitres d’huile de millepertuis. La suivante, la production était beaucoup plus importante, presque 1 litre. La troisième année, la récolte avait encore doublée.

Il y a 4 ans jour pour jour, le concierge de l’immeuble s’étais mis en tête d’éradiquer toutes les mauvaises herbes et a copieusement aspergé de round-up tout le tour de la façade. Inutile de vous dire que mon millepertuis a littéralement crevé. Je vous passe les détails de l’engueulade musclée avec le concierge; je lui au final interdit l’accès de mon jardin.

L’année suivante, c’était la désolation, pas de millepertuis, et pas possible de récolter non plus les plantes aromatiques à cause du Round-up. Je crois cependant que la Nature est intelligente et qu’elle est à l’écoute des besoins de l’Homme.

Deux ans plus tard, je constatais avec stupéfaction que du millepertuis avait fait son apparition dans mon potager 😯 😎 soit à plus de 4 mètres de sa base.

Cette année, j’ai pu confectionner pratiquement 3 litres d’huile de millepertuis. Si vous voulez savoir comment faire, j’ai écrit un article sur le sujet, cliquez ici pour le lire.

Quelques indications d’utilisation de l’huile de millepertuis

  • sciatique, lumbago,
  • douleurs dorsales et articulaires
  • coups de soleil

ATTENTION : cette huile est photosensibilisante, alors pas d’exposition au soleil après 24 heures

Astuce

Cette huile de millepertuis se combine très bien avec les huiles essentielles anti-inflammatoires et antalgiques, comme l’eucalyptus citronné, la gaulthérie odorante, le laurier noble ou encore l’encens indien.

Recette « coup de soleil »

1 cuillère à soupe d’huile de millepertuis
10 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula latifolia)
10 gouttes d’ylang-ylang riche en sesquiterpènes (chez Oshadhi Ylang-ylang complète – Cananga odorata)

Appliquez le soir après la douche sur le coup de soleil. Évitez d’exposer cette zone le lendemain au soleil.

Recette « anti-déprime »

1 cuillère à soupe d’huile de millepertuis
1 goutte d’huile essentielle de néroli (Citrus aurantium amara)
3 gouttes d’huile essentielle de géranium rosat (Pelargonium asperum)
5 gouttes d’huile essentielle de limette (Citrus aurantifolia)

Massez le ventre dans le sens des aiguilles de la montre, pendant une dizaine de minutes, autour du nombril.

Recette « lumbago »

1 cuillère à soupe d’huile de millepertuis
10 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citriodora
5 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie (Gaultheria fragrantissima)
10 gouttes d’huile essentielle de copaïba (Copaifera reticulata)

Et voilà, vous savez tout ou presque sur l’huile de millepertuis.

Laissez-moi un commentaire pour partager votre enthousiasme et vos expériences.

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D’ici à la prochaine fois, prenez soin de vous !

Alexandra

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Et voici ma dernière vidéo…

La Carotte sauvage

La Carotte sauvage – Daucus carota

 

Une plante hyper intéressante et fascinante !

La carotte sauvage fait partie de la famille les Apiacées. Les sommités fleuries forment comme une ombelle. D’ailleurs l’ancien nom des apiacées est ombellifères 😉 Elle fait plusieurs ramifications avec à chaque fois des ombelles, lesquelles se déclinent encore en ombellules – une grande fleur constituée de plein de petites fleurs. Cette plante est reconnaissable grâce à sa fleur centrale de couleur pourpre. Ses feuilles sont très découpées en fines lamelles. Sa racine se gonfle et prend une teinte jaunâtre. Sa particularité, c’est qu’elle est bisannuelle, c’est-à-dire qu’elle se développe lentement surtout au niveau de sa racine la première année et la suivante sortent les tiges et les fleurs. Une autre particularité, c’est qu’une fois la fleur fécondée, elle se replie sur elle-même formant ainsi comme un nid d’oiseau.

Et cette année, j’en ai vu une belle quantité 😉

Vous trouverez facilement cette plante au bord des chemins, comme celui de la vidéo (patience, elle se trouve tout en bas de l’article), sur des terrains en friche où le sol est peu humide et plutôt sablonneux.

La carotte est cultivée depuis 2’000 ans, mais elle était en compétition avec le panais qui lui a volé la vedette durant longtemps. Elle était seulement consommée dans les périodes de misère. On le comprend aujourd’hui avec sa richesse de nutriments !

Traditionnellement, on a utilisé la carotte en tant que légume pour ses bienfaits nutritifs. Au Moyen Âge, on utilisait les fleurs et les feuilles comme remède chauffant. Les Grecs anciens faisaient des décoctions avec la carotte pour les pathologies liées au froid (rhume, toux froide et humide), de même que pour les maladies liées au foie, pancréas, rate. En effet, en grec daio signifie « j’échauffe ». En revanche, selon Hildegarde de Bingen, la carotte est froide et remplit seulement le ventre de l’homme !

Ses principes actifs

La racine est riche en carotène, en vitamines (B1, B2, C, D, F, PP), en minéraux (Calcium, phosphore, fer, sodium, potassium, magnésium), en mucilages, pectines et substances hypoglycémiantes et hypo-cholestérolémiantes.
Astuce nutrition : mangez les carottes cuites toujours avec une matière grasse, c’est pour mieux assimiler les vitamines liposolubles 😉

Les graines sont riches en huiles essentielles dont les principes actifs sont : (35-80%) sesquiterpénols, (15-45) sesquiterpènes, (10-22%) monoterpènes, et aussi des esters, oxydes et aldéhydes

Les bienfaits de l’huile essentielle

Puissant régénérant cutané : l’huile essentielle est très active sur la couche basale pour stimuler la production de cellule. Là réside une contre-indication importante pour les personnes qui ont eu ou qui ont un cancer ! Ne l’utilisez pas !

Drainant : la carotte agit sur le foie, le pancréas, la rate et les reins. Comme le foie est un organe qui gère le métabolisme des graisses, la carotte le stimule positivement en le régénérant et fait en même temps baisser le taux de cholestérol.
Pour bien faire, mieux vaut utiliser l’hydrolat qui a les mêmes propriétés, faites 40 jours de cure à raison d’1 cuillère à soupe dans 1 litre d’eau à boire la journée.

Une plante pour grandir

Les séparations ont tendance à nous ébranler à l’intérieur de nous, nous faisant perdre le sentiment de sécurité. La carotte est alors la plante idéale, sous forme d’huile essentielle ou hydrolat, pour se sentir à nouveau protégé.

Comme la plante a une base, mais plusieurs tiges, c’est une plante qui est faite pour les gens dispersés, elle les aide à se re-concentrer sur leur racine.

mon expérience avec la carotte

Ma chienne, Puja, est née dans la rue et a connu plusieurs propriétaires et refuges avant d’atterrir chez moi. C’est une chienne qui ne supporte pas de rester seule sans chercher soit à fuguer par tous les moyens (elle sait ouvrir les fenêtres !!!) soit à massacrer la porte d’entrée ou encore farfouiller à la cuisine. Bref, j’ai mis 1 cuillère à soupe d’hydrolat de carotte dans sa gamelle d’eau, sur une période d’un mois. Les progrès sont considérables. Elle n’a plus ouvert une seule fenêtre, ni volé la nourriture à la cuisine et j’ai remarqué que la porte n’est plus son bouc-émissaire. Elle tient maintenant facilement une heure à la maison.

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Par amour de la connaissance,

Alexandra

Source : De la Lumière à la guérison  (Depoërs, Ledoux, Meurin)

 

 

soigner son animal au naturel

Avez-vous un animal domestique ? un chien ? un chat ?

Voici un article qui pourra vous intéresser 😉

Nous, les humains ou comme j’aime bien aussi nous nommer les bipèdes, avons le choix dans les diverses médecines naturelles, douces, alternatives. Entre autres l’homéopathie, la phytothérapie, l’aromathérapie, l’acupuncture, l’ostéopathie, etc…

Cet article traite de toutes les possibilités de soigner son animal au naturel. Il va sans dire que votre vétérinaire restera au centre de tout action thérapeutique et que son avis – diagnostic – est très important, avant de poursuivre dans une voie de médecine alternative ou simplement compléter avec son traitement allopathique.

Cliquez sur ce lien pour découvrir cet article.

Cela dit, j’ai grandi avec des chiens qui ont été soignés avec l’allopathie et les médecines naturelles. Puja ma petite dernière adore les huiles essentielles et surtout les hydrolats. Je rajoute toujours 1 cuillère à soupe d’hydrolat de rose dans l’eau de sa gamelle, elle en raffole. Son poil s’est adouci, ainsi que son caractère. Lorsqu’elle a mal au ventre ou a la diarrhée, je lui masse le ventre avec des huiles végétales auxquelles je rajoute quelques gouttes d’huile essentielle, elle adore ce moment de douceur.

Découvrez l’article en cliquant sur ce lien

Je peux vous conseiller sur des traitements d’aromathérapie si vous avez des questions, mais ma spécialité reste l’humain et non l’animal. En revanche, je ne peux que vous recommander les adresses ci-après qui sont des expertes dans leurs spécialités de soins pour animaux :

Anne Francfort – homéopathie et comportementaliste
Rte de Promasens 10
1673 Promasens

*021 907 71 54

Odile Marmier – vétérinaire et acupunctrice
Av. de Taillecou 1
1162 St-Prex
Mobile * 079 643 41 36

Noémie Steiger Chappex – communicatrice pour animaux
http://communicationaveclesanimaux.ch/
Mobile * 078 632 26 38

Katia Roux – ostéopathie animale et bio-résonance
Av. Général-Guisan 52
1180 Rolle
Téléphone * 022 364 81 82

Par amour de la connaissance

Alexandra Missirlian

Huile essentielle de gingembre

Le gingembre – Zingiber officinalis – est une plante de la famille des Zingibéracées provenant d’Asie. Les asiatiques utilisent le rhizome, qui est très épicé et parfumé, dans leur cuisine, ainsi que leur médecine (Médecine Traditionnelle Chinoise et Médecine Ayurvédique).

Source Wikipedia

Comme je connais mieux la médecine ayurvédique et l’aromathérapie, je vais vous expliquer pourquoi vous devez toujours en avoir chez vous, sous forme de rhizome et sous forme d’huile essentielle.

En Ayurvéda, on distingue 6 saveurs (Rasa en sanskrit) : acide, amer, astringent, doux, salé et piquant. Chacune de ces saveurs est une combinaison des 5 éléments : terre, eau, feu, air et éther. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire l’article les 6 saveurs selon l’Ayurvéda.

Le gingembre s’inscrit dans la catégorie des aliments dits « piquants ». Cette saveur est composée des éléments Feu et Air. Le rôle de la saveur piquante est de stimuler le métabolisme et la digestion, réchauffer et purifier le corps. La saveur piquante a également une action décongestionnante. Cette saveur est vraiment très utile sur des pathologies liées à l’élément « Eau » et aussi adéquate pour équilibrer la bioénergie Kapha. Ce dernier est constitué des éléments Eau et Terre. Une constitution particulière doit faire attention avec cette saveur, c’est la constitution Pitta qui est composée des éléments Feu et Eau. Un peu de piquant, ça va, mais trop bonjour les dégâts ! La racine de gingembre peut à un fort dosage augmenter Pitta et quand Pitta est trop chaud, c’est comme un volcan : il explose !

 

L’exemple typique de pathologie liée à l’eau c’est le rhume où le mucus s’accroît pour éliminer les germes pathogènes. Le mucus n’est rien d’autre qu’une manifestation de l’élément Eau. On parle alors d’écoulement nasal. Un refroidissement est souvent la cause d’un rhume. Logiquement, la saveur piquante sera adéquate pour soigner le rhume, car les deux éléments qui la constituent (Feu et Air) viendront d’une part réchauffer le terrain qui s’est refroidi et d’autre part assécher le terrain qui s’est humidifié.

La prochaine fois que vous avez un rhume, vous pouvez le soigner avec des plantes dont les qualités sont piquantes : gingembre, piment, paprika,  poivre noir, thym, sarriette, origan.

Recette simple en cas de refroidissement – Infusion

Faire bouillir 30 cl d’eau
Ajouter un morceau de gingembre frais, pelé et légèrement écrasé au couteau (la taille du gingembre est variable selon vos goûts et tolérance au piquant soit de environ 1-2 cm)
Retirer du feu et laisser infuser 5 minutes
Ajouter le jus d’un demi citron
Ajouter 1 cuillère à café de miel
Boire chaud 3-4 tasses par jour

Comme le gingembre est une épice qui chauffe, par définition, c’est aussi une épice dont les vertus sont aphrodisiaques….Avis aux amateurs !

Concernant l’huile essentielle de gingembre, elle est vraiment très intéressante et malheureusement assez mal connue du grand public. Pourtant, des études ont démontré qu’elle possède des qualités fongicides hors pair. NB: les mycoses sont considérées comme des pathologies Kapha. L’huile essentielle de gingembre n’a pas de fâcheuse conséquence sur la Bioénergie Pitta, car elle est équilibrante.

On retrouve des principes actifs forts intéressants dans l’huile essentielle de gingembre comme :

  • des sesquiterpènes qui sont des anti-inflammatoires et antalgiques à effet retard, ils apaisent la peau et équilibrent le système nerveux. Pour cette raison, on peut ajouter l’huile essentielle de gingembre dans un mélange pour soulager les douleurs rhumatismales par exemple.
  • des monoterpènes qui sont des décongestionnants circulatoires (veineux et lymphatique). Combinés avec des sesquiterpènes qui activent la circulation, l’huile essentielle de gingembre peut aussi se rajouter dans un mélange pour la mauvaise circulation dans les jambes. De plus, parmi ces monoterpènes, le gingembre contient du camphène qui stimule les bronches avec une action antibactérienne, donc à rajouter dans un mélange pour soigner une infection des voies respiratoires (bronchite)
  • du linalol qui est un monoterpénol et qui a une action fongicide et antibactérienne, il calme, adoucit et soulage les muqueuses irritées.
  • des sesquiterpénols qui ont comme propriétés de régénérer les épithéliums, décongestionner la circulation veineuse et lymphatique et stimuler le système immunitaire. Quand les sesquiterpénols sont combinés avec les sesquiterpènes, ils deviennent redoutablement efficace dans les maladies chroniques à caractère inflammatoire, comme les allergies.

On peut constater aux vues de sa composition biochimique que l’huile essentielle de gingembre promet un large spectre d’application :

  • Troubles digestifs : manque d’appétit, ballonnements, constipation, maux de voyage, nausées, vomissements, grippes intestinales
  • Infections des voies respiratoires, surtout d’ordre chronique, rhume des foins
  • Rhumatisme, douleurs articulaires
  • Mauvaise circulation sanguine et/ou lymphatique
  • Mycoses en général
  • États apathiques, manque de capacité de mémorisation et de concentration
  • Toutes les pathologies liées à l’eau

J’utilise aussi l’huile essentielle de gingembre quand ma chienne a une diarrhée suite à un refroidissement. Je mélange 3-4 gouttes dans 1 cuillère à café d’huile végétale de bonne qualité et je luis masse le ventre. Elle adore ce petit moment de douceur et le lendemain, la diarrhée n’est plus qu’un lointain souvenir.

En conclusion, voilà bien une épice intéressante à rajouter dans son assiette ou sa tasse d’eau chaude en cas de rhume ou refroidissement. La recette de l’infusion gingembre-citron-miel aide aussi dans un contexte de régime amincissant à perdre du poids !

L’huile essentielle mérite aussi bien notre attention et devrait être plus souvent utilisée. Grâce à sa complexité biochimique, on se rend compte qu’elle a de multiples utilités.

A vous d’essayer 😉

Par amour de la connaissance

Alexandra Missirlian

Le Romarin Rosmarinus officinalis

Objectifs : retrouver la vitalité et soulager les douleurs articulaires avec une plante

J’ai planté dans mon jardin, il y a 5 ans, un petit plant de Romarin qui faisait à peine une quinzaine de centimètre. Entre temps, il a bien grandi et mesure aujourd’hui 1,5 mètres de hauteur.

Sachez que si vous avez un jardin et qu’une plante se manifeste plus que de raison, il y a un message pour vous qui se cache derrière, c’est que vous en avez besoin !

Je me suis demandée comment exploiter cette majestueuse plante et par là même lui rendre hommage. Le voici en photo richement fleuri :

photo prise par Alexandra Missirlian 5 avril 2017

Effectivement, ce printemps, j’étais assez fatiguée, mes articulations me faisaient souffrir (surtout l’épaule droite -> syndrome de la souris d’ordinateur), mes bouffées de chaleur ont repris et ma mémoire commençait à fléchir. Dans un cas pareil, en aromathérapie, on a tendance à recommander entre autres l’huile essentielle de Romarin. Or, j’avais envie cette fois de mettre en pratique la phytothérapie, plutôt que l’aromathérapie, étant en pleine révision pour mon futur examen. Après investigations dans mes cahiers, bouquins  et sur internet, je tombe sur une évidence qui pouvait résoudre tous mes problèmes en même temps : le Romarin.

Avant de vous dévoiler mes recettes, passons en revue cette plante qui mérite notre attention.

Historique du Romarin

Le Romarin fait partie de la famille botanique des Lamiacées. Il a toujours fait l’objet d’une grande vénération et était présent dans de nombreuses cérémonies. Par exemple, on plaçait sur la tête des mariés des couronnes de Romarin en guise d’amour et de fidélité. Pour chasser les mauvais esprits et les cauchemars, on déposait sous les oreillers des brins de Romarin. Pour les Égyptiens, le Romarin symbolisait le souvenir et l’amitié. Ils plaçaient ainsi des rameaux de Romarin dans les tombes des Pharaons afin de fortifier l’âme du défunt. Quant aux Grecs, ils se couronnaient la tête avec du Romarin lorsqu’ils devaient passer des examens afin de stimuler leur mémoire. Durant les épidémies de peste, on brûlait non seulement des rameaux de Romarin pour purifier l’atmosphère, mais également on portait sur soi des sortes de gri-gris que l’on respirait lorsqu’il fallait traverser des zones touchées par la maladie. Dans certaines régions rurales, on macérait du Romarin dans du vin pour obtenir une boisson fortifiante. Le médecin et prêtre allemand Sebastian Kneipp (Bad Wörishofen, accessoirement le village de mes grands-parents maternels) prescrivait aux personnes âgées des bains de Romarin afin de lutter contre les faiblesses générales, l’hypotension, l’hypotonie, l’hypercholestérolémie, le surmenage, les pertes de mémoire et les rhumatismes.

Un peu de botanique

Le Romarin, originaire du bassin méditerranéen, aime évoluer en plein soleil dans un terrain assez aride (mais pas trop), genre rocailleux, raison pour laquelle, je l’ai planté au milieu de la caillasse au bord de la façade de mon immeuble et il s’y plaît ! Ses feuilles sont persistantes, c’est-à-dire qu’elles ne tombent pas en hiver. Leur couleur est un beau vert foncé sur le dessus et blanchâtre sur le dessous. Ses fleurs délicates d’un bleu violacé sont magnifiques et sortent de février à mai. Les abeilles en raffolent !

Un peu de chimie

La plante de Romarin possède de nombreux principes actifs qui présagent un large spectre de propriétés :

  • des flavonoïdes (diosmine = phlébotonique et lutéoline = antioxydant, prévient les inflammations, régulateur immunitaire, aide au métabolisme des glucides)
  • des diterpènes (rosmadial, acide carnosolique)
  • des lipides (alcanes et alcènes)
  • des stéroïdes
  • des triterpènes (acide aléanolique et acide ursotique)
  • des acides phénoliques (acide rosmarinique et acide chlorogénique)
  • des phyto-œstrogènes

Les propriétés médicinales du Romarin

  • Améliore la digestion par son action cholérétique et cholagogue, il régule les lipides -> action sur le foie en cas d’insuffisance hépatobiliaire
  • Diurétique, il soutient les fonctions rénales, prévient les calculs ou la goutte, ainsi que les rhumatismes
  • Ses propriétés antioxydantes ont un effet stimulant sur le cerveau améliorant ainsi la mémoire. Il agit de plus sur le vieillissement cellulaire (effet anti-radicaux libres)
  • Stimulant général, il permet de lutter contre le surmenage intellectuel, la fatigue et le stress, peut également prévenir les insomnies (si on le prend le matin seulement)
  • Ses propriétés antiseptiques permettent de nettoyer les plaies, même infectées (antimycosique et antibactérien)
  • Autres
    • accélère la pousse des cheveux,
    • propriétés antitussives par action drainante sur les glaires collants
    • favorise l’élimination des toxines
  • Précautions : pas chez les enfants de moins de 12 ans. Pas en cas de lithiases biliaires déclarées. Peut provoquer des nausées et vomissements de cas de surdosage

Woaw !! Quelle plante !!!

Forte de toutes ces informations, je me suis donc préparée plusieurs macérations et décoctions, et voici mon compte rendu.

Décoction

Faire bouillir (feu moyen) 50 gr de Romarin séché dans 1 litre d’eau pendant 10 minutes. Laisser refroidir et filtrer. Utilisez cette préparation dans les 24 heures.

 

 

Cette préparation s’utilise pour faire :

  • des compresses sur les articulations douloureuses (rhumatismes, arthrite)
  • des bains stimulants et revigorants
  • un tonique visage et redonner de l’éclat à la peau
  • une boisson qui stimulera la circulation sanguine périphérique

Mon avis : j’ai testé la compresse imbibée de décoction tiédie sur mon épaule, ça soulage bien la douleur. En tonique, le résultat est assez bien aussi.

Macération dans l’alcool

Faire macérer 10 gr de plante séchée dans 50 gr de Vodka dans un bocal pendant 3 semaines à l’abri de la lumière. Secouer le bocal tous les deux jours. Filtrer et mettre en bouteille (flacon opaque brun, vert ou bleu)

Posologie : 1 cuillère à café dans un verre d’eau le matin avant le petit-déjeuner

Mon avis : c’est de la bombe, vitalité garantie !!!! Cette préparation vous redonne la pêche instantanément. Je continue 1 ou 2 fois par semaine.

Macération huileuse

J’ai d’abord fait une macération avec la plante fraîche, en oubliant toutefois un élément important. En effet, il y a des principes actifs dans la plante fraîche qui ne se dissolvent pas dans l’huile. J’ai donc fait une nouvelle macération avec la plante séchée.

 

Remplir un demi bocal de feuilles séchées et hachées. Compléter avec le double d’huile d’olive bio, de première pression à froide (extra vierge). Laisser macérer pendant 3 semaines à l’abri de la lumière en secouant de temps en temps le bocal. Filtrer et mettre en bouteille (flacon opaque brun ou bleu ou vert)

  

Cette préparation s’utilise comme :

  • huile de table à rajouter dans les aliments : salade, pâtes, etc.
  • huile de massage sur les articulations douloureuses

Mon avis : j’ai testé d’abord sans huile essentielle, le macérât tout seul soulage très bien. Je vais rajouter quelques huiles essentielles pour booster encore plus le mélange comme l’Eucalyptus citriodora (puissant anti-inflammatoire).
Comme huile de table, après avoir arrosé de 2 cuillères à soupe mon plat de pâte (tomate et thon), je n’ai pas ressenti de lourdeur d’estomac ni le fameux coup de fatigue après repas.

Conclusion :

Le Romarin tient bien ses promesses : il redonne de l’énergie, de la force et soulage les douleurs articulaires. Après 3 semaines d’application, je suis bluffée par cette plante extraordinaire qu’est le Romarin !

J’ai constaté que mon esprit est plus clair, me rendant plus performante. La fatigue est passée, ma mémoire commence à s’améliorer et la qualité de mon sommeil est meilleur. J’ai eu aussi un peu moins de bouffées de chaleur en seulement 3 jours.

Petit bémol, si on a une constitution Pitta (Feu). Le Romarin chauffe un peu ! Alors utilisez-le avec modération, le matin de préférence.

Mon jardin vit dans l’abondance. En ce moment poussent les pâquerettes…. (affaire à suivre 😉 )

Par Amour de la Connaissance
Alexandra Missirlian

Sources :

www.wikipedia.fr
www.doctissimo.fr
www.passeportsante.net
www.vulgaris-medical.com
Supports de cours Lydia Bosson

Développement personnel comment se rebooster soi-même

Pas toujours facile de rester motivé tous les jours, de continuer son chemin et de se dépasser. Parfois, notre moral baisse, dès qu’il y a un obstacle sur notre route ou que les choses ne se passent pas comme nous les avions imaginées, nous sommes démotivés. Cela vous est-il déjà arrivé ? Moi oui, souvent même ! Et comment fait-on lorsque cela arrive pour retrouver de l’énergie, de la motivation, du punch, de la grinta ?

J’ai envie de partager aujourd’hui avec vous quelques uns de mes outils qui m’aident à me rebooster quand ma motivation baisse.

Nous, êtres humains, sommes fait de matière, d’énergie, de pensées et d’émotions. Quand tout est en équilibre, on est en bonne santé, il n’y a rien à signaler et nous sommes heureux de vivre. Quand l’un ou l’autre de ces aspects est en baisse, la conséquence est que cela compromet l’équilibre global se traduisant par des douleurs ou des troubles  qui apparaissent, par le moral qui chute, les pensées négatives envahissent notre cerveau et on finit par abandonner l’action en se disant « à quoi bon, ça ne sert à rien ». Je suis la seule à qui cela arrive ou cela vous arrive-t-il aussi de passer par ces phases ?

En Inde, les indiens m’ont appris une bonne chose : « If you have a problem, make a parcel with it and send it to Pakistan. No problem in India ». En d’autres termes, à chaque problème une solution et s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème ! De quoi redevenir positif 😉 Mais restons en dehors de la politique et trouvons d’autres solutions.

Utiliser ses 5 sens

L’odorat : avec l’aromathérapie bien sûr !

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Image : crédit fotolia

Anatomiquement parlant, le nerf olfactif s’abouche directement dans le système limbique qui est relié au cerveau émotionnel et qui active surtout le système nerveux autonome. Cela signifie que simplement respirer une huile essentielle peut changer la physiologie en quelques secondes. Chaque huile essentielle a un parfum personnel et chaque huile essentielle délivre un message précis : le retour à la Nature, le retour à sa Nature. Chaque huile essentielle émet une certaine vibration qui rentre en résonance avec nos centres énergétiques, les Chakras, pouvant ainsi les moduler. Dans la biochimie aromatique, la famille des esters calment et soulagent les angoisses, la famille des phénols réchauffent et réveillent le guerrier qui sommeille en nous, la famille des monoterpènes tonifient, la famille des aldéhydes redonnent de l’espoir, etc. À humer sans modération 😉 Prochaine formation d’aromathérapie énergétique, les chakras .
Si les huiles essentielles ne vous parlent pas, il y a les fleurs et les plantes aromatiques, touchez-les et respirez leur parfum. La cuisine joue aussi un rôle dans l’odorat, cuisinez-vous votre plat préféré. Prenez un bain avec des senteurs que vous appréciez. Allumez des bougies parfumées. Bref, utilisez votre nez pour retrouver votre instinct de (sur)vie et confiance en vous 😉

Le goût : avec l’alimentation bien sûr !


Pour ne pas m’étaler sur ce sujet délicat, regardez le film Supersize me à la minute 1:17 c’est effrayant. La mal-bouffe a des conséquences terribles sur l’organisme et sur le moral. En Ayurvéda, le goût est relié à l’élément EAU lequel est le berceau des émotions. Lorsque nous sommes frustrés, très souvent, nous nous jetons sur du chocolat, biscuits ou des trucs salés. En effet, la saveur douce donne au niveau émotionnel de la satisfaction et la saveur salée amène de la légèreté. Mais, une alimentation exclusive dans ces deux saveurs créent des blocages énergétiques, de l’attachement et la dépendance. Ce qui fait qu’une alimentation quasi mono-saveur n’aide pas à conserver la joie et la vitalité, bien au contraire. Donc, en cas de challenge : corrigez votre alimentation. La saveur amère clarifie le mental et redonne la capacité à prendre du recul (artichaut, chicorée). La saveur astringente rend optimiste et augmente le bien-être général (haricot, épinard). La saveur piquante encourage la motivation et l’esprit d’ambition (gingembre, radis, rucola, poivre noir). La saveur acide favorise un esprit pertinent (citron). Jusque là, ces saveurs se retrouvent surtout dans les légumes et les fruits. Tout est une question d’équilibre, donc répartissez ces saveurs dans votre assiette, sans oublier celle que je n’ai pas répétées (salé et doux). Venez participer à nos ateliers cuisine pour apprendre à cuisiner des recettes ayurvédiques, faciles à réaliser. Buvez également de l’eau, car cela permet d’évacuer aussi le trop-plein émotionnel. En Ayurvéda, on recommande de boire régulièrement de l’eau chaude; cette eau a la particularité de drainer le corps tout en l’hydratant en profondeur. Vous savez ce qui vous reste à faire pour modifier vos émotions et retrouver le goût de vivre 😉

La vue : avec vos yeux !


Ce sens est, chez nous, sur-développé et sollicité en permanence : affiches publicitaires, TV, Internet, Smartphone, on est constamment en train de regarder quelque chose. Les images parfois terribles que nos yeux voient transmettent des messages inquiétants à notre cerveau et nous finissons par ruminer des pensées négatives ce qui à la longue démotive. Entourez-vous de jolies choses, regardez des beaux films romantiques ou comiques, offrez-vous des fleurs, une nouvelle tenue vestimentaire.
En Ayurvéda, la vue est reliée à l’élément FEU ainsi qu’à notre Mental et notre Ego. En sanskrit Aham Kara désigne d’ailleurs autant l’un que l’autre. Cela vaut la peine de s’arrêter de temps en temps et observer ses pensées et croyances. Je pratique aussi régulièrement des techniques d’auto-motivation avec des phrases courtes et percutantes qui m’aident à changer mes pensées et croyances. Je les écris sur des post-it que je colle un peu partout chez moi à hauteur du regard. Quelques exemples : « Je suis heureuse et je m’aime », « Je vis une merveilleuse journée, remplie de surprises extrêmement agréables », « Je décide d’être heureuse, parce que c’est bon pour ma santé », « Tout ce qui se passe dans ma vie est là pour me servir », « Tout ce dont j’ai besoin est déjà en moi maintenant », etc…. Voilà quelques idées pour changer vos pensées et retrouver de l’assurance. Le secret, c’est des phrases courtes à la première personne [Je], le verbe au présent, tous les mots choisis doivent être positifs. Regardez aussi Daniel Sévigny 😉

Le toucher : avec les massages bien sûr !

Personnellement, je me fais un auto-massage tous les matins peu importe où je me situe (même à Paléo-festival dans des conditions extrêmes). Cette pratique ayurvédique me permet d’être active et en pleine forme toute la journée et jusqu’à tard le soir. Je me fais aussi masser régulièrement, une fois par mois environ. Les huiles essentielles ont une place royale dans les massages 😉 et mes patients adorent que je les utilise. Le soulagement est immédiat aussi bien physique que moral. #InstitutJyoti.
Les accolades font du bien aussi, prenez alors quelqu’un dans les bras, osez faire une après-midi « Free Hug » et vous verrez comme vous vous sentirez tout de suite mieux, comme requinqués. Personnellement j’adore les hugs et si je ne peux pas prendre quelqu’un dans les bras, j’enlace un arbre.
Augmentez la valeur AMOUR dans votre vie. Se sentir aimé et aimer, c’est un des ingrédients pour garder la motivation tout le temps. Si vous l’avez perdu, retrouvez-le, retrouvez la passion qui vous animait avant, rallumez le feu. Ma prof a l’habitude de dire « tu aimes ce que tu fais ou tu apprends à aimer ce que tu fais ». L’amour est une source d’énergie inépuisable et permet de soulever des montagnes 😉

L’ouïe : avec le son et la voix bien sûr !


Chantez ou écoutez votre musique préférée qui vous remet instantanément dans la joie. Quand je manque d’énergie, de motivation, j’écoute de la musique qui fait danser et je me fais entre 10 et 20 minutes de disco, aérobic, dans mon salon, le tout en chantant, bref je secoue mes 10’000 milliards de cellules. Et hop, après je peux enchaîner des heures non-stop. Vous voulez savoir ma préférée ? cliquez ici et écoutez jusqu’au bout. Lorsque en revanche j’ai besoin d’inspiration, je mets de la musique avec des mantras ou de la musique classique indienne style raga, comme Hariprasad.
La méditation aussi est en rapport avec le son, car le silence est évidemment une qualité du son. Et quand le silence se fait dans la tête, de nouvelles idées peuvent arriver, il y a de la place.
Demandez de l’aide et écoutez les conseils, souvent cela aide à se rebooster. Ne reste alors plus qu’à passer à l’action et mettre en pratique les conseils 😉 Vous savez à présent quoi faire pour retrouver de la joie et continuer à avancer 😉

Chercher des solutions stimule la créativité

Toutes ces astuces aident considérablement pour aller mieux. Il y en a encore beaucoup d’autres. Ma prof a l’habitude de dire que la motivation se perd facilement et est dépendante souvent d’une tierce personne alors que la créativité est déjà en soi, il suffit de la stimuler. Je peux vous dire que c’est totalement vrai. Il m’est arrivé d’avoir des passages à vide. Il suffit d’une nouvelle idée (une création) qui a du succès ou faire quelque chose d’inédit qui nous sorte des sentiers battus ou de notre zone de confort et hop le moral (la motivation) repart comme un cheval au galop, plus rien ne l’arrête.

Trouver la motivation à l’extérieur

Chaque année, je participe à des séminaires de développement personnel, principalement Marche sur le feu et Méditation, qui sont d’ailleurs dans les recommandations, cliquez ici. Le bénéfice de ce genre de séminaire, c’est de mettre en pratique tous les outils donnés et les intégrer dans son quotidien de manière durable. Cela demande de la discipline. Merci à Lydia et Philippe Bosson ainsi qu’à Mélanie Henchoz.

J’ai également suivi durant deux ans sur Internet plusieurs coachs qui m’ont donné beaucoup d’idées pour garder un bon moral. Il y a entre autres : Roger Lannoy, Stéphanie Milot, Martine Latulippe. Ma gratitude est immense pour toutes ces personnes qui m’ont transmis tous ces trésors qui m’aident au quotidien. Je vous les recommande chaudement, ils ont tous plein de vidéos sur YouTube. Allez les voir 😉 Je me fais des piqûres de rappel en les visionnant de temps en temps.

Voilà, vous avez de quoi faire pour vous rebooster !

Si vous avez d’autres astuces à partager, vous pouvez les ajouter dans les commentaires. Pareil avec vos expériences qui peuvent inspirer d’autres gens.

Prenez soin de vous !
Alexandra

Les plantes drainantes

C’est le printemps et on pense immédiatement grand nettoyage !

Toute l’année, nous ingérons et respirons de nombreux « toxiques ». Plusieurs organes sont en charge d’éliminer tous les jours ces toxiques :

  • les reins éliminent les déchets transportés dans le sang (urée, créatinine et acide urique)
  • le foie détruit les toxines ingérées dans l’alimentation (additifs alimentaires, vitamines de synthèse, minéraux dangereux) et les médicaments et il permet la conversion de l’ammoniaque en urée
  • les intestins éliminent les déchets non digérés grâce aux bactéries qui finissent de dégrader la nourriture
  • les poumons évacuent le gaz carbonique, ainsi que les acides faibles
  • la peau prend le relais pour éliminer les déchets quand les reins, les poumons et les intestins sont engorgés !

Il est primordial pour rester en bonne santé de veiller à garder ces organes en parfait état de fonctionnement. L’alimentation est la clé pour garder l’équilibre.

Durant le printemps, il est temps, selon la Médecine chinoise, de s’occuper du foie. Selon l’Ayurvéda, il est aussi recommandé au printemps de faire une cure de détox pour régénérer l’organisme entier.

Lisez aussi mon article sur le foie

Si vous voulez détoxiquer en douceur votre foie, commencez par manger différemment

Évitez les aliments qui chargent le foie : produits laitiers, sucre, alcool, produits industriels (plats tout prêts), les charcuteries sous plastic, la viande rouge.

Hippocrate a dit : « que ton aliment soit ta seule médecine »

Je pense aussi qu’il est plus simple de manger sainement et selon sa capacité digestive pour rester en bonne santé, plutôt que se soigner avec des médicaments quand la maladie s’est installée.

Voici une liste des aliments qui feront du bien à votre foie et vésicule biliaire en favorisant leur drainage : asperges, carottes, céleri, chicorée, laitue, dent de lion, artichaut, radis noir, curcuma, menthe poivrée, romarin, huile d’olive, pamplemousse, orange, citron, pomme, rhubarbe, ananas.

Pour faire plus simple, venez participer aux Ateliers-Cuisine

La prochaine date, mardi 28 mars de 18h à 20h30 et nous traiterons de l’alimentation détox justement. Plus d’info et inscription ——-> http://ayurveda-therapies.ch/ateliers-cuisine/

La bile est un pur produit de fabrication du foie. La bile est un liquide jaune et amer et destiné à émulsifier les graisses sortant de l’estomac pour faciliter leur dégradation finale avant l’absorption intestinale. Elle est principalement composée d’eau, mais également d’électrolytes, des sels biliaires, de cholestérol et de bilirubine provenant de la dégradation des globules rouges ! Comme quoi tout se recycle dans le corps 😉 La bile est stockée dans la vésicule biliaire pour y être concentrée. Elle sera ainsi plus efficace pour émulsionner les graisses alimentaires.

Lorsque le foie et la vésicule biliaire dysfonctionnent, on peut commencer à avoir des troubles comme :

  • dyspepsie et intolérance alimentaire des corps gras, nausées, dégoût des aliments forts, sensation de pesanteur, douleurs, picotements sur la zone du foie
  • teint jaunâtre, peau grasse
  • sinusites, allergies, yeux sensibles
  • vertiges, migraines après les repas, mal de tête du weekend, irritabilité, déficit de mémoire, fatigue
  • bouche pâteuse et langue blanche
  • ballonnements, aérophagie

Pour drainer le foie et la vésicule biliaire, il faut penser aux plantes

  • cholérétiques (qui augmentent la sécrétion de la bile par les cellules du foie)
  • cholagogues (qui augmentent la contractibilité de la vésicule biliaire, donc augmentent la quantité de bile déversée dans le duodénum)

L’artichaut permet de drainer le foie, les reins et le sang ce qui revitalise l’ensemble de l’organisme.
Sa saveur amère est due à la présence de cynarine. L’artichaut contient aussi des stérols, du magnésium et du potassium.
Il est cholérétique, apéritif, digestif, diurétique. Il diminue le cholestérol, améliore l’élimination des déchets azotés provenant de la dégradation des protéines. C’est une super plante hépato-protectrice !
On peut le consommer en légume cuit à l’eau et manger tel quel (sans mayonnaise ni vinaigrette), en jus à raison de 2 cuillère à café 3x/jour, en infusion de 10 minutes de 10gr de feuilles par litre d’eau à prendre avant les repas. On le trouve encore en comprimés et teintures mères.
Quelques contre-indications : pas en cas de calculs biliaires, pas pendant la grossesse ou l’allaitement et pas chez les enfants

La racine de pissenlit ou dent-de-lion est recommandée en cure à chaque changement de saison et est indiquée en cas d’excès alimentaires, arthrose et eczéma, elle permet aussi de prévenir les calculs biliaires. Elle est diurétique, cholérétique et cholagogue.
La racine de pissenlit contient des flavonoïdes, des stérols, de la taraxacine qui lui donne sa saveur amère et ses effets diurétiques, ainsi que des enzymes, du potassium et les vitamines A, B2, C et D.
On peut le consommer en tisane (infuser pendant 5 minutes 15gr de pissenlit dans 20cl d’eau et filtrer avant de boire) ou de teinture mère (Taraxacum), on le trouve également sous forme de comprimés ou capsules.
Les contre-indications : généralement le pissenlit est bien toléré. Il faudra être prudent en cas de gastrite ou ulcère et ne pas combiner avec des médicaments anti-inflammatoires (AINS)

Source de l’image : Wikipedia

Le radis noir est aussi conseillé aux changements de saison. Il permet d’activer le foie, soulage les coliques hépatiques, les migraines d’origine hépatique et les allergies digestives. Il est cholérétique et cholagogue, antibactérien, stimule le péristaltisme et facilite aussi le drainage des reins. Attention il peut provoquer une diarrhée d’élimination !
Le radis noir contient du raphanol qui est un composé organique soufré qui lui donne sa saveur piquante, des enzymes et les vitamines B et C.
On peut le consommer râper dans des crudités ou en purée ou en jus à raison de 2 cuillères à café 3x/jour. Il se trouve aussi sous forme de comprimés ou capsules, de teinture mère et même dans des ampoules.
A noter que les dérivés soufrés captent l’iode, il convient d’être vigilant lors d’hypothyroïdie. Prudence également en cas de calculs biliaires.

Notons encore d’autres plantes drainantes du foie, comme : le romarin, le boldo, la chicorée, le curcuma, le solidago, la menthe poivrée.

Parmi les hydrolats :

  • Le romarin verbénon qui active aussi le métabolisme, régule les surcharges sanguines en sucre, lipides et acide urique, donne de l’énergie et augmente la mémoire. Il régénère le foie. C’est aussi un régulateur hormonal (progestérone-like), un mucolytique et expectorant, hypertenseur, il diminue l’artériosclérose.
  • Le ledum qui régénère le foie, le pancréas, la rate et les reins. C’est un détoxiquant majeur qui purifie et harmonise la digestion. Il calme les émotions, car énergétiquement, il libère le feu du foie, donc un excellent tonique nerveux.
  • La carotte est un détoxiquant et drainant du foie, des reins et du pancréas, elle diminue la glycémie et la cholestérolémie. Elle régénère les cellules (rénales, hépatiques, pancréatiques) ainsi que toutes les cellules de la muqueuse digestive et de la peau. La carotte équilibre la thyroïde et régule le système cardio-vasculaire (hypotensive). Elle enracine et amène de la stabilité.
  • L’immortelle active le foie, le pancréas et la vésicule biliaire, régule le diabète et le cholestérol et purifie le sang. Elle active aussi le retour veineux, stimule la micro-circulation. Elle amène la paix intérieure, car elle cicatrise les blessures de l’âme.

Avertissement :
On ne fait pas de drainage sur un organe qui est déjà en insuffisance. Dans ce cas, il est préférable d’agir simplement au niveau de l’alimentation uniquement et avec un apport de minéraux et oligo-éléments.
Avant de partir dans une auto-médication, mieux vaut demander conseils à un expert 😉

Prenez soin de vous !
Alexandra

La tisane, c’est pas anodin

Tisane ou eau chaude ?

Qui n’a jamais bu une tisane ? Pas moi ! 
Il fut une époque même où je ne buvais que ça.Durant mes études d’Ayurvéda, j’ai pris conscience de l’importance de boire de l’eau, H2O, sans plante à l’intérieur, donc sans tisane. Je buvais jusqu’à 2 litres entre les différents thés (vert, noir, Rooibos, pour mes préférés) et les tisanes (verveine, menthe pour mes favoris) et seulement 1 à 2 verres d’eau par jour. Résultat : ma peau une véritable catastrophe entre la rugosité, la sécheresse et les boutons, ainsi que l’état de mon côlon chroniquement bouché. En fait, je n’avais pas compris que H2O, c’était de ça que mes cellules avaient besoin. Je ne vous dis pas comment je me suis fait sermonnée par ma prof en 2007, qui prône – à juste titre – d’incarner ce que l’on transmet aux autres. « Pour être crédible, Alex, tu dois appliquer ce que tu conseilles. » Donc voilà, comment je me suis convertie à l’eau chaude. Aujourd’hui, j’en bois quotidiennement 2 litres. En ce qui concerne les thés et tisanes, c’est très occasionnel. Bilan de cette reconversion : une peau douce et lisse, rajeunie et l’acné est un lointain souvenir. Quant à mon côlon, il se porte à merveille. Ma prof a eu raison de me secouer et je l’en remercie du fond du coeur.

Je vous raconte mon histoire parce que je vais vous parler des tisanes sous le regard de la phytothérapie. Et pour faire une tisane, on a besoin d’un excipient simple : de l’eau. Lorsque je pose la question à mes patients combien d’eau ils boivent par jour, la plupart me répondent « entre les thés et café, ça fait 2 litres par jour », parce qu’ils croient que le thé et le café ça compte comme de l’eau, puisque c’est l’ingrédient principal. Mais NON !!! La composition chimique d’une telle boisson ne peut pas être que H2O, mais une formule chimique beaucoup plus complexe. Et en tant que telle, pour être métabolisée, le processus de digestion va être enclenché. Donc, thé, tisane et café sont à considérer comme des aliments liquides et non comme de l’eau. Chaque plante sous forme de tisane amène des principes actifs spécifiques pour une indication spécifique.

Depuis des milliers d’années, l’Homme s’est nourrit et soigné avec les plantes. La pharmacopée de l’époque utilisait des plantes fraîches qui pouvaient par exemple être broyées et appliquées sur des plaies ou mélangées à de l’eau pour des décoctions ou tisanes. Les plantes pouvaient aussi être séchées et/ou réduites sous forme de poudre, également mélangées à de l’eau pour être prise comme remède. Les anciens guérisseurs préparaient aussi des onguents en mélangeant les plantes à des corps gras, des alcools médicinaux, des teintures, etc. Bref, la phytothérapie est la plus ancienne médecine présente aux quatre coins de la Terre.

Les tisanes font partie de la phytothérapie (thérapie par les plantes)

Le mot tisane vient du grec et veut dire « orge mondé ». A l’époque, les grecs séparaient les impuretés de l’orge pour en faire des décoctions.

Nous buvons quasi tous des tisanes pour la digestion, pour le moral, pour dormir, pour le mal de gorge, pour se réchauffer, pour faire monter le lait (maternel), pour calmer des douleurs, pour le plaisir. Bref, chacun a ses motivations pour en boire. Mais savez-vous tout sur la tisane ?

Une tisane est un médicament magistral, dont l’excipient est toujours de l’eau, qui est administré lorsqu’il s’agit de drainer le corps. Les plantes devant servir à la tisane doivent être mondées et divisées afin d’offrir une plus grande surface pour l’extraction des principes actifs. L’eau également doit être choisie aussi pure que possible (pas de sulfate ou de bicarbonate de calcium) sous peine de modifier son goût. La tisane permet d’extraire les composés hydrosolubles des plantes. L’eau chaude, en particulier, fait encore éclater les cellules végétales pour en libérer d’autres principes actifs.

Vu comme cela, on se rend bien compte que la tisane n’est pas anodine.

Avec la tisane, on prend la plante en l’état. Cela dit, la plante peut être ajoutée fraîche à l’eau ou bien elle peut être séchée. Là aussi, on ne va pas retrouver exactement les mêmes composés. La tisane, grâce à l’action de l’eau, permet d’extraire un maximum de composés hydrosolubles.

On distingue plusieurs façons de préparer une tisane. La tisane thérapeutique est cuite longtemps pour obtenir un concentré; elle sera donc saturée en eau.

  • L’infusion s’obtient en mettant la plante dans un récipient dans lequel on rajoute de l’eau bouillante (dès les premières ébullitions la casserole est retirée du feu), puis on couvre le mélange pour qu’il infuse entre 10 à 20 minutes. Après quoi, on filtre et on boit le mélange chaud à tiède. Cette méthode est idéale pour les parties nobles de la plante telle que les sommités fleuries.
  • La macération consiste à mettre en contact la plante avec de l’eau à température basse constante, sans la faire bouillir. L’extraction des principes actifs se fait donc à froid. Ce processus est plutôt lent et il est possible qu’une fermentation se produise.
  • La décoction se réalise en faisant bouillir à basse température la plante dans l’eau pendant 10 à 20 minutes. Ensuite, on filtre et on boit la décoction à  la température requise. Ce procédé est idéal pour les racines des plantes, le chiendent ou le lichen. Il est à noter que la décoction ne convient guère aux plantes amères, comme la réglisse ou l’aunée.

Voilà 3 façons de faire une tisane. Et ces 3 façons ne vont pas extraire les mêmes principes actifs. Par exemple :

  • les fleurs de tilleul en infusion apporte un effet sédatif et calmant, tandis
    que la décoction de tilleul a un effet qui fluidifie le flux sanguin grâce aux flavonoïdes.
  • la décoction de prêle préalablement séchée délivre des flavonoïdes qui auront un effet diurétique, alors que la prêle sous forme de gélule est très riche en silice, donc hyper reminéralisante, idéale en cas de fatigue.

J’aime bien l’exemple de la prêle, parce qu’il démontre que les plantes, suivant leur forme galénique, ne donneront pas les mêmes principes actifs donc pas les mêmes effets ni les mêmes indications.

En général, il est préférable de renoncer au sucre pour édulcorer une tisane. Le sucre fermente facilement et provoque ainsi des troubles digestifs (ballonnements). L’aspérule odorante rajoutée en petite quantité permet d’améliorer le goût de la tisane sans en modifier ses propriétés. On peut aussi utiliser du miel selon les cas.

Les tisanes les plus courantes

Camomille : calme la digestion, elle est indiquée en cas de troubles digestif. Aussi indiquée en cas de refroidissement, car elle apaise les courbatures et névralgies, également juste avant les menstrues  en cas de migraine; elle est aussi miraculeuse en cas de conjonctivite, auquel cas, on fait des compresses sur les yeux avec la tisane. La camomille est douce, bienfaisante et a quasi aucune contre-indication.

Fenouil : bien connue des mamans qui allaitent, car le fenouil a une action galactogène (qui fait monter le lait). Le fenouil est aussi bien connu en Asie pour ses propriétés digestives, la tisane apaise les flatulences et attise l’appétit, calme aussi les douleurs menstruelles.
Précaution : hallucinogène à forte dose, peut aussi provoquer des allergies, des convulsions.

Mélisse : calme et apaise l’irritabilité, l’agitation et les états d’anxiété et les troubles du sommeil, elle soulage aussi les spasmes gastro-intestinaux. La mélisse a aussi un effet régulateur sur le système cardiaque.
Précaution : avec certains médicaments (sédatifs, calmants), elle accentue les effets de l’alcool

Menthe : bien connue en Afrique du nord, le thé de menthe se boit chaud par temps chaud. La tisane de menthe soulage les troubles digestifs (digestion difficile, ballonnements, flatulences), calme les inflammations du système respiratoire et apaise les douleurs articulaires, musculaires ou les maux de tête.
Précaution : peut provoquer des troubles intestinaux et des maux de tête et aussi des risques d’hypertension qui ont également été signalés, ainsi que la mort par action sur le bulbe rachidien

Thym : le thym est réputé pour ses vertus antiseptiques et purificatrices de la sphère respiratoire et digestive, très efficace donc en cas de grippes, rhume, angine et refroidissement. Les infusions de thym ont aussi un effet anti-parasitaires (ascaris, oxyures), soulage la diarrhée et soigne les infections intestinales.
Précaution : il peut être hypertensive à forte dose et attention à la vitamine K (anticoagulant)

Sauge : la sauge est astringente et antiseptique indiquée en cas de mal de gorge, calme les douleurs abdominales, anti-inflammatoire buccal (aphte, amygdalite), elle régule aussi la transpiration (bouffées de chaleur)
Précaution : elle stimule le système hormonal ! A forte dose, elle peut provoquer nausées et vomissements

Verveine : calme les douleurs abdominales, facilite la digestion et soigne la diarrhée, elle a aussi des vertus anti-inflammatoires au niveau des articulations (rhumatismes) et apaise le système nerveux en cas de migraine, anxiété et vertiges.
Précautions : allergie possible, interaction avec les enzymes du foie

Idée de tisane idéale au printemps pour la digestion (foie et vésicule biliaire)

Verser 2,5 dl d’eau bouillante dans une tasse et ajouter 1 cuillère à café de Romarin séché. Laisser infuser 10 minutes.
Pour plus d’efficacité, vous pouvez rajouter du jus de citron et du miel.

Cette tisane convient également en cas de spasmes abdominaux et de toux hivernale. Vous pouvez en boire jusqu’à 3x/jour sur une période de maximum 3 semaines.

Les tisanes sont bien des médicaments aux plantes ! Donc en boire, ce n’est pas anodin.

Boire de la tisane de temps en temps, c’est excellent car elles permettent de drainer l’organisme, apaiser ou stimuler. Il est bon aussi de varier les plantes non seulement pour le plaisir et pour ne pas accumuler des principes actifs pouvant être néfastes à terme.

Personnellement, je me suis convertie aux hydrolats et à l’eau chaude. Des tisanes j’en bois occasionnellement quand le besoin s’en fait sentir.

A vous de jouer 😉

Prenez soin de vous !
Alexandra

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